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La Catastrophe de Naha
Bienvenue à Kansen ─ L'institut Burning Gold est le phare qui illumine l'île de par l'intérêt international qui gravite autour de cet institut. Jusqu'à aujourd'hui tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'un essai nucléaire provenant d'un pays encore non-identifié soit tiré à quelques kilomètres des côtes japonaises. La capitale de Naha fut entièrement détruite par un immense tsunami, des suites de l'explosion de la bombe, tandis que la cité de Kansen ─ là où se situe l'internat ─ fut également touchée, mais en moins grande quantité. Dans leur cas, non seulement de nombreux bâtiments furent détruits, mais la radiation n'échappa aucunement à une partie des citoyens. Certains succombèrent à leurs blessures alors que d'autres ... (SUITE ICI)

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 Bruits de couloirs [PV Lily E. Scott]

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Donovan Radko
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01/09/2015

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Mer 2 Sep - 14:27

Cela faisait plusieurs mois que Donovan enseignait ici. Et aussi étrange que cela puisse paraître, il avait réussi à être, ici-bas, un professeur sans histoire. Ce fait ne pouvait être qu’un comble pour un homme comme lui, au passé si riche et tumultueux, au présent si vaste et imposant, au futur si improbable et prometteur. Il était devenu un membre éminent du corps professoral, en apportant à l’académie tout ce qu’il avait d’expérience et compétences. Il faisait de son mieux pour transmettre, non pas un simple savoir, mais de véritables armes aux étudiants. Il donnait à chacun de quoi se battre contre la vie, pour la vie et avec la vie.
Aussi, comme à cette « nouvelle » habitude qu’il avait prise depuis des semaines, il arpentait les longs couloirs de l’établissement quand il fit cette rencontre opportune. Il avait traversé tout un pan de la mezzanine Nord, se rendant d’un point défini à un autre qu’il ne connaissait encore. Vu le temps dehors – ce soleil étouffant de fin d’été – il allait probablement marcher dans le parc, à la façon des péripatéticiens d’antan, des penseurs et savants d’une ère bien révolue. Après tout, en ces lieux, sur cette île loin du monde et à la portée de tout, que pourrait-il rêver de mieux ? Tirer les bénéfices de chaque époque, ne serait-ce l’idéal tant recherché ? Avoir droit au beurre et à l’argent du beurre. Mélanger savamment technologie et connaissance, soi et le reste du monde. Depuis qu’il était à Okinawa, Donovan prenait le temps de vivre et ne manquait pas une occasion d’en profiter.
Alors que les cours étaient terminés depuis la dernière sonnerie – soit quelques cinq minutes maintenant – il n’avait plus ni obligation, ni quoi que ce soit de prévu. Sinon, peut-être passer d’abord par la salle des professeurs. Ou bien déposer ses affaires chez lui. Mais pourquoi faire un détour qui ne lui apporterait rien ? Et pourquoi ne profiterait-il pas un peu de l’endroit, avant de s’en aller ?
Tranchant entre ces deux possibilités, évoluant dans les couloirs au gré des groupes d’étudiants, des contacts, des mots échangés, des regards qui en disent long et des légères bousculades, il se retrouva bientôt face à celle qui serait l’évènement marquant de sa soirée.
Pourquoi ?
Comment le savait-il ?
Eh bien… il n’en avait strictement aucune idée. Mais le hasard, lui, et les coïncidences, s’amusent du destin. En effet, Donovan ne manqua pas de la reconnaître, cette blonde qu’il avait sûrement déjà eu en cours et qui paraissait souvent bien trop parfaite. Intelligente mais pas vraiment du genre à se donner beaucoup. Du potentiel mais…
Le grand homme ferma un instant les yeux, pour que cesse la vue de cette gamine et que les idées cessent d’affluer. Quand parviendrait-il à se retenir d’analyser chacun et chaque chose tombant sous son regard ? Les quelques instants passés dans cette nuit de synthèse l’obligèrent à s’arrêter, à stopper de mettre un pied devant l’autre. Et bien évidemment, lorsqu’il rouvrit les yeux, cette blonde était toujours là. Mais il n’allait pas s’éterniser.
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Lily E. Scott
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Jeu 3 Sep - 13:28

Bruits de couloirs ~
Donovan Radko ft. Lily Scott.





Lorsque la sonnerie se déclencha dans le couloir, je levais les yeux vers mes camarades, amusée de les voir s'agiter comme des insectes pour récupérer toutes les affaires et se précipiter en dehors de la salle. Plus lente qu'eux, car n'ayant rien à faire ensuite, je rangeais lentement mes affaires dans mon sac. Je sortais d'un cours d'histoire plutôt intéressant. Aussi, après avoir dit au revoir à mon professeur, je décidais de prendre la direction des salles d'études afin de commencer le devoir que j'avais à rendre sur le même sujet, tant que les informations étaient fraîches.

En chemin, je croisais différentes personnes que je saluais d'un sourire ou d'un geste de la main. J'avais plutôt envie de rester seule et au calme ce soir, loin de l'agitation du dortoirs des filles, des salles communes, et du parc. En plus il faisait beaucoup trop lourd dehors pour moi. J'étais britannique, je n'étais pas habituée à cette chaleur lourde et poisseuse chargée d'humidité. Je trouvais ce temps horrible, on arrivait même à respirer bon sang !

Attrapant mon portable je consultais, sans vraiment regarder devant moi, mes nouveaux messages et mes mails. Portée par le flux humain du couloir, je ne levais les yeux que lorsque les conversations et le flux humain dériva de son cours habituel. Cela ne pouvait signifier que peu de chose : une bagarre avait lieu un peu plus loin, quelqu'un venait de vomir, un professeur traversait les lieux, ou bien un nouveau couple venait de s'afficher au grand jour. Je relevais les yeux de mon téléphone, tout en le fourrant dans mon sac, afin de regarder autour de moi pour comprendre.

C'est alors que je vis Monsieur Radko, professeur de philo de son état. Tout s'expliquait. Les élèves se dispersèrent peu à peu, pressé de quitter ce milieu trop scolaire à leur goût, tandis que je restais à fixer mon professeur, sans vraiment savoir pourquoi. Il me détailla un instant avec un air qui s'approchait de la déception et ferma les yeux. Ou, il est vrai que je n'étais pas la plus travailleuse des élèves de ce pensionnat, et encore moins en philosophie.

Souhaitant tout de même faire bonne figure, j'attendis patiemment qu'il rouvre les yeux pour afficher un grand sourire :

« Bonjour Monsieur. »

M'approchant un peu de lui pour briser cette distance qui nous séparait, je remontais mon sac sur mon épaule. Le professeur Radko ne le savait peut-être pas, mais certains élèves lançaient des rumeurs concernant la cicatrice qui traversait son visage. J'en avais entendu des tas, et je me demandais si seulement l'une d'entre elle était vraie. Je me rendis compte qu'il n'était peu-être pas très bien vue de dévisager un professeur ainsi. Alors je détournais rapidement les yeux, gênée.



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Donovan Radko
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Jeu 3 Sep - 15:03

Après cette lente observation qui m’avait valut de m’arrêter et de perdre un temps presque précieux, j’ai pensé que le moment venait de m’éclipser. Et pourtant, en dépit de cette croyance subite, ce ne serait qu’une déconvenue. Lady Scott, cette petite blonde, me fixait désormais et arrivait dans ma direction. Visiblement, j’avais capté son attention. Involontairement, certes, mais les faits l’attestaient. Sa venue, son approche, constituait l’assurance de cette assertion. Nous allions entrer en contact verbal dans trois, deux, un…
Le son de sa voix me parvenait, simple comme bonjour. Dans ce couloir se vidant progressivement, ce n’était qu’une rencontre entre un professeur et son élève. Mais dans ma tête, ce devait être tout autre chose. Gardant la tête droite, les yeux baissés sur elle, d’une façon somme toute assez arrogante, je daignais tout de même répondre.

« Bonjour… Lily. »

Mais soudain, cette manière que j’avais eue de m’adresser à elle me parut plus inopportune que le contraire. Devais-je vraiment la tutoyer ? Enoncer son prénom ? C’est bien ce que j’avais coutume de faire en classe. Mais ici ?

« Mademoiselle Scott. »

Corrigeais-je bientôt, plissant les yeux pour l’observer, et enfin voir qu’elle ne soutenait le regard. Je crois bien que les discussions varient selon des conventions sociales particulières. Et dans ce pays, les gens sont très regardant quand à la politesse. Une distinction parfois trop haute, même. Enfin, c’est un peu la même chose là d’où elle vient. En théorie, du moins, donc…

« Comment s’est passé cette journée ? »

Demandais-je comme pour récupérer de mon doute passé. Bien souvent, on élabore des théories, des plans sur la comète, et l’on se retrouve face au direct de l’existence, puis tout tombe à l’eau. Je ne m’étais vraiment préparé à discuter avec elle. Mais si je l’avais fait, je peux être sûr que tout cela aurait mieux sonné dans ma tête. Là, j’imagine qu’un soupçon d’impatience devait transparaitre. Simplement parce que j’ignorais quoi faire à son égard. Juste parler ? Comme ça ? À quoi bon ? Elle n’avait sûrement pas de plan ou quoi que ce soit de prévu à mon encontre. Mais bon…

« … »

Je sais qu’un silence allait s’instaurer. Au moins de ma part. Dans ma tête, tout un tas de questions possibles commençaient à naître. Des « Je peux t’aider pour quelque chose ? » et des « Tu as besoin d’aide ? » ou des « n’hésite pas si tu as besoin » ou encore des « J’ai relu ta dernière copie et j’aimerais discuter de certains détails avec toi, si ou quand tu auras le temps… ». Mais rien ne sortait. Absolument rien. Je l’observais, certes, et les secondes s’écoulaient. Puis des élèves ne cessant de passer, je détournais les yeux, les observais et songer de nouveau au fait que la conversation aurait pu s’en tenir aux salutations, si je n’avais pas embrayé. Malgré tout, je parvenais à me retenir de regarder ma montre et décidais d’afficher un léger sourire. Si léger qu’il aurait pu être absent. Mais c’était un début.
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Lily E. Scott
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24/08/2015
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Ven 4 Sep - 22:52

Bruits de couloirs ~
Donovan Radko ft. Lily Scott.





Le professeur me regarda un peu de haut. Plutôt fière, j'eus du mal à me retenir de faire une remarque. C'était un professeur, ce pays était à cheval sur les rangs sociaux de chacun, le sien était supérieur au miens. C'était aussi simple que cela. Mordant donc fortement ma langue pour l'empêcher pour une fois de lâcher son venin, j'affichais un air aimable. Il me salua, par mon prénom tout d'abord, puis se rattrapa un mentionnant mon nom de famille. Cela ne me gênait pas particulièrement qu'il emploie mon prénom, mais encore une fois, les codes de politesse de ce pays exigeait une certaine tenue. Que c'était compliquée !

« Comment s'est passé cette journée ? »

J'haussais un sourcil. Ce n'était pas le genre de professeur que je voyais habituellement s'enquérir du bonheur de ses élèves. Mais, polie comme mes parents me l'avaient enseigné, il fallait que je trouve une réponse correcte à fournir à cet homme qui me regardait toujours du haut. En même temps, avec mon petit mètre cinquante-sept, je n'allais pas le regarder de haut moi... Je suis trop petite, c'est triste.

Réfléchissant toujours à une réponse correcte qui serait acceptable pour lui tout en étant honnête pour moi, je bloquais. Je n'avais rien fait aujourd'hui, je m'étais même endormie en mathématique. Et je serais totalement incapable de lui dire de quoi parler son dernier cour ou même l'intitulé du devoir que je devais lui rendre. Prenant mon courage à deux mains, je disais d'une voix neutre la seule réponse qui me semblait convenir, même si elle n'avait aucun intérêt dans cette conversation qui semblait stérile :

« Comme d'habitude. »

C'était vide, creux. Trop bizarre. J'ajoutais donc :

« Et la vôtre ? »

Regrettant presque aussitôt ces paroles, je me demandais si elles étaient correcte vis à vis du respect que je lui devais...

« ... si je peux me permettre bien sur. »



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Donovan Radko
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01/09/2015

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Ven 4 Sep - 23:12

Je n’étais pas un champion des discussions improvisées. Du moins, pas avec des élèves… des gamins, en somme. Habituellement, je n’avais aucune difficulté pour aborder n’importe quel sujet. Je dois même dire que tout et n’importe quoi pouvait être dit et entendu en ma compagnie. C’est un peu à cela que sert la philosophie, après tout. À discourir et disserter sur l’univers tout entier. À essayer de comprendre, d’apprendre, d’acquérir de nouvelles idées par l’échange et les déblatérations, pour arriver à tourner un peu plus facilement rond dans sa propre tête. Parce que, dans le fond, c’est ça la vie. On a un cerveau tout à fait circulaire où les choses tournent et se mélangent. Mais puisqu’il faut faire des liens, des associations d’idées, autant avoir le plus possible de choses dans le crâne pour tenter un maximum de combinaisons, non ?
Enfin bon… je n’allais pas me mettre à parler de ça avec elle, évidemment. Et prenant sa réponse pour une banalité sans fin – mais qui avait le mérite d’être énoncée sans trembler – je hochais la tête et ne disais rien en retour. Ou plutôt, je mimais une moue dubitative, haussant les épaules pour signifier un genre de couci-couça.

« As-tu idée de ce qu’est la journée d’un professeur dans cet établissement ? »

Finissais-je par demander, en me disant que je ne pouvais pas m’esquiver après une si piètre performance. Mais comme, visiblement, ce couloir n’était pas si intéressant pour formuler des idées et dialoguer avec elle, je lui faisais un signe du menton : avançons.

« Tu es un peu jeune pour répondre comme d’habitude, non ? »

Me moquant des conventions en tous genres et de ce qui se dit ou non, je passais directement à la suite. D’ailleurs, la seule restriction m’empêchant de prendre aussitôt la direction initiale pour longer ce couloir, c’était de voir si elle comprenait le sens de mes indications. Je m’apprêtais alors à avancer, mais attendais tout d’abord qu’elle se décide à prendre le pas. Peut-être venait-elle justement de par là-bas et souhaiterait-elle en rester là. Ne sachant pas encore, mais mimant un pas, je restais lentement à ses côtés.

« Mais si tu as besoin… »

Laissais-je sortir d’entre mes lèvres, un peu subitement et d’une voix plus douce que de coutume. Elle s’était évanouie dans le silence, puisqu’il n’existait rien à dire de plus. Les mots devaient manquer d'assurance ou de nécessité. Toutefois, ce pouvait être un début, ou quelque chose y ressemblant. Après tout, c’est à ça que servent les professeurs. À dire si tu as besoin, je serai là.
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Lily E. Scott
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24/08/2015
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Ven 4 Sep - 23:35

Bruits de couloirs ~
Donovan Radko ft. Lily Scott.





La journée d'un professeur dans cet établissement ? Mmmh... Question (rhétorique) plutôt intéressante. J'essayais de me représenter la journée des professeurs que je côtoyais tous les jours. A ma grande surprise, j'avais même du mal à me représenter le visage de certain. Soudain mal à l'aise, je compris que, contrairement à ce que je pensais, il s'agissait de gens que je cotoyais, mais pas de gens que je connaissais, ou de gens à qui je m’intéressait. J'allais à leur cour, somnolait ou rêvassait, et je les quittais, avec un simple "Au revoir Monsieur". C'était plutôt triste, et cela révélait plutôt bien la nature des élèves de ce pensionnat. Nous étions ingrats. De plus, j'étais certaines que tous les professeurs de cette école possédaient une histoire fascinante, qui valait la peine d'être connue. Que ces professeurs étaient des gens intéressants, qui s'intéressaient parfois à moi, quand j'étais occupée à les ignorer. Profondément mal à l'aise devant mon égoïsme, j'avisais le signe du professeur à mes côtés qui m'enjoignait à marcher un peu dans ce couloir beaucoup trop long.

Reprenant un ton badin qui détendit l'atmosphère vide qui régnait entre nous, il me demanda si je n'étais pas un peu trop jeune pour répondre comme d'habitude à une question comme celle-ci. Maudite philosophie qu'il m'imposait jusque dans les couloirs ! Il énonça une de ses phrases qui mettaient mal à l'aise les filles comme moi, décidant d'ignorer ces derniers mots, comme s'ils n'avaient jamais franchis sa bouche, je répondais à sa question précédente. Tout en avançant d'un pas lent vers une direction aléatoire, et tout à mes nouvelles résolutions quand à mon attitude respect, je répondis d'un air amusé :

« La jeunesse n'est-elle pas subjective ? »

Je le charriais, et je ne savais pas si c'était une bonne idée ou non. Après tout il était prof. Mais bon, un peu d'humour ne faisait de mal à personne ! Tout en marchant lentement à ses côtés, je jouais avec la bandoulière de mon sac, maudit tocs.

Souhaitant poursuivre une conversation plus légère, loin des dictâtes de la politesses, j’ajoutais :

« Pour vous, je suis jeune, tandis que pour moi, j'ai le bon âge et vous êtes âgé. La jeunesse est subjective. »

Fière de mon argumentation lamentable, je le regardais d'un regard rieur, comme si je parlais avec un oncle que je n'avais jamais rencontré et dont je faisais tout juste la connaissance. Si cette familiarité le gênait, il saurait me remettre à ma place et peut-être même me coller samedi matin, mais bon... Je suis sûre qu'il était super cool.



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Donovan Radko
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01/09/2015

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Sam 5 Sep - 2:27

Plus les minutes passaient et… plus les secondes défilaient, inflexibles, perdues à tout jamais. Le temps, comme allait finir par le dire la demoiselle, est une chose subjective. Pourtant, il est la donnée la plus constante que nous connaissions. À la différence de l’espace, il n’est jamais mobile et se déroule de la même manière dans l’univers. C’est un fait que je pourrais lui rétorquer, si j’en avais envie. Mais pour le moment, à vrai dire, alors qu’elle avait riposté cela, je m’étais juste arrêté. Vaguement interloqué. Mon pas s’était soudainement stoppé et j’avais tourné la tête vers elle. De mes yeux clairs, je l’avais observé de la tête aux pieds, comme si cela pouvait être étonnant qu’elle me parle. Ou plutôt, c’était son discours. Une façon très différente du parler classique. Une énonciation qui se veut démonstratrice et recherchée. Elle annonçait là une vue personnelle et tout à fait intéressante. Elle n’est pas forcément jeune et je suis potentiellement vieux. Les instants s’écoulaient en la regardant.
Mais il fallait repartir. Après cela, je reprenais cette lente marche et me grattais la tête.

« Quand as-tu arrêté d’être jeune pour passer à ce bon âge que tu revendiques ? »

Fronçant vaguement les sourcils, je finissais par l’observer de nouveau, attendant peut-être qu’elle me réponde. Ce n’était pas spécialement que je manquais de préparation pour me confronter à elle. Seulement, je pensais que ce n’était ni l’endroit, ni le moment. Elle m’avait salué et je pouvais être à sa disposition. Je le devais sans doute. Mais voilà tout. Point de débat philosophique à avoir ou de conversation qui, pour le moment, ne mènerait à rien. Il faut des bases pour songer en commun. Et là, nous n’avons de lien qu’un simple rapport professeur-élève.

« D’ailleurs, j’y pense, tu dois avoir… dix-sept ? dix-huit ans ? pas plus, n’est-ce pas ? »

Continuant de marcher, j’avais reculé la tête pour avoir une vision plus large de cette blonde. Histoire de la contempler et de profiter pour prendre un peu de hauteur, je décidais de laisser sortir les mots et questions en suspens.

« Et tu n’es pas originaire d’Okinawa, il me semble. Du moins, tu n’en as pas l’air. »

Mon regard la quittait bientôt alors que les escaliers approchaient de nous. Ou l’inverse. Quelques élèves rodaient encore ici et là, rendant l’accès pour le moment plutôt ralenti. En profitant, je trouvais l’ultime interrogation à poser à Lily, sans poser mes yeux sur elle.

« Il s’agit donc du bon âge pour venir vivre ici ? Ou peut-être juste pour quitter ton pays d’origine.

Simple supposition, en fait. Je passais une main dans ma toison noire et grognais légèrement en me faisant craquer la nuque. La journée avait été longue, et comme elle l’avait dit, finalement très habituelle. Avec un nouveau regard pour elle, toujours distant, mais néanmoins contraint de s’intéresser à sa personne, je crois bien que je pourrais en apprendre davantage sur elle. Probablement.
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Lily E. Scott
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24/08/2015
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Sam 5 Sep - 18:35

Bruits de couloirs ~
Donovan Radko ft. Lily Scott.





Je regrettais presque immédiatement mes paroles quand je le vis s'arrêter pour me dévisager. Il devait jusque là me prendre pour une blondinette à gros lolo sans cervelles, présente en corps uniquement de manière corporelle, pas capable d'aligner la moindre argumentation. Et, en cette fin de journée, je venais de lui prouver le contraire. Malheureusement pour moi, je n'avais aucunement la force ou l'envie de défendre mes idées à une heure pareille après une journée fatigante. Mais, encore une fois, malheureusement pour moi, j'allais devoir le faire. Finalement le professeur repris sa marche et je me demandais quand il allait poser ces fameuses questions philosophiques dont il avait le secret. Ce genre de question que je passais des heures à essayer de comprendre quand il nous donnait des devoirs.

« Quand as-tu arrêté d’être jeune pour passer à ce bon âge que tu revendiques ? »

Et là voici. Il me regarda les sourcils légèrement froncés. Est-ce-que je l'avais mis en colère ? Non, il devait plutôt s'agir d'un froncement de sourcils pour souligner sa question. Du moins je l'espérais. Il enchaîna assez rapidement avant que je n'ai le temps de formuler une réponse correcte :

« D’ailleurs, j’y pense, tu dois avoir… dix-sept ? dix-huit ans ? pas plus, n’est-ce pas ? »

Il me regarda d'un point de vue plus large et je rougis discrètement. Je n'aimais pas particulièrement être dévisagée de la sorte, lorsque la personne qui le faisait n'était pas une personne que je pouvais draguer. Et il était absolument hors de question que je me risque au jeu de la drague sur un de mes professeurs, que ce soit Monsieur Radko ou un autre ! Encore une fois, avant que je ne réponde, il enchaîna avec une autre question. Je n'avais jamais eus de conversation aussi "personnelle" avec un professeur de cette école. En fait je n'avais jamais eus de discussion avec aucun d'entre eux.

« Et tu n’es pas originaire d’Okinawa, il me semble. Du moins, tu n’en as pas l’air. »

Ce professeur aurait du être détective. Il devinait beaucoup trop d'informations sur les gens sans que l'on ai besoin d'ouvrir la bouche. Cela m'angoissait tout autant que cela me fascinait. J'aimerais, moi aussi, être capable de cela en toute circonstances. Cerner les gens, les analyser, savoir comment m'y prendre avec eux et comment il s'y prendrait avec moi, connaître leurs pensées et leurs passés... Oui, cela devait être super ! Le professeur détourna finalement son regard et me posa une ultime question.

« Il s’agit donc du bon âge pour venir vivre ici ? Ou peut-être juste pour quitter ton pays d’origine. »

Il fit craquer sa nuque ce qui me fit grincer des dents. J'avais horreur des craquements d'articulation. Résumant dans ma tête toutes les questions qu'il m'avait posé, je prenais un temps de réflexion pour trouver une réponse qui satisferait son appétit professoral.

« Je pense que le bon âge est celui dans lequel on se sent bien dans sa peau, mais encore une fois il s'agit de quelque chose de subjectif. »

Ma voix n'était pas aussi assurée que tout à l'heure, comme si je lui demandais confirmation à mes propos. Je lui jetais un regard en coin pour voir un signe d'accord ou de désaccord sur son visage.

« Et oui, j'ai dix-spet ans. Je suis Britannico-Japonnaise. Mais ma mère est originaire de Tokyo, donc non, je ne suis pas d'ici techniquement parlant. »

Il est vrai qu'il était parfois difficile de croire que j'étais le mélange de deux cultures aussi strictes. Car je n'étais pas le genre de fille modèle qu'affectionnait les Japonnais et les Lords. Mais j'étais moi et mes parents m'aimaient de la sorte, peu importait le reste.

« Le fait que je vienne dans cette région était prévue de longue date. Une sorte de retour aux sources maternelles. »

Lui jetant un regard curieux, tout en continuant de marcher lentement en faisant claquer les talons de mes chaussures :

« Et vous, professeur, d'où venez-vous ? »



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Donovan Radko
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01/09/2015

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Sam 5 Sep - 19:10

La conversation n’était pas aussi inintéressante que prévue. Bien sûr, je n’avais pas spécialement l’habitude de parler à mes étudiants en longeant le couloir. Ce genre détail convenait mieux à des professeures féminines, selon moi. Un homme de mon métier se devait de rester dans sa salle de cours pour recevoir des avis, questions et autres de ses élèves. Enfin, c’était mon point de vue. Je comprenais mal cette façon de tenir compagnie à ceux à qui l’on enseignait. C’était plus de la courtoisie ou des mots pour ne rien dire. De la parlotte, quoi. Un peu l’antithèse de la philosophie. Mais peut-être pourrais-je remédier à cela. Puisque je ne pourrais la ramener en salle de cours – et que d’ailleurs, elle n’en venait pas, elle – autant essayer de changer complètement la donne. Et si cette conversation devenait un véritable dialogue ? Et s’il devenait porteur d’un enjeu ? Ce serait autre chose, hein ? Ca aurait de la gueule.
Les bras croisés, en attendant quelques instants que les escaliers se débouchent, j’écoutais ma comparse rétorquer. Et alors qu’elle me regardait en coin, je faisais finalement de même. Non pas que sa réponse ait pu me décevoir – j’avais passé le cap de perdre espoir à chaque mot prononcé par un étudiant – mais elle me semblait d’une légèreté appréciable. Quoique légère, évidemment. Mais pourquoi pas, après tout. Si je suivais son avis, serais-je dans le bon âge ? J’y étais passé mais… peut-être n’en étais-je pas encore sorti.
La scrutant alors, puisqu’elle était britannico-japonaise selon ses dires, je me devais d’en être sûr. Et vérifiant, sans pouvoir logiquement en apprendre davantage par une simple observation, je hochais lentement la tête avant de m’engager dans l’escalier.

« Hmm… »

Je me frottais la tête. Qu’est-ce que c’était que ça ? Encore une question retournée ? On ne peut dire que j’en ai été fan. Mais devant répondre quelque chose, je misais finalement sur une sorte de faux mystère qui pourrait ; soit la teneur en haleine, soit me faire passer pour un fou. Quitte à choisir, autant lui laisser le plaisir d’être libre de son opinion.

« J’ai du oublier… »

Voilà, voilà. Une nouvelle énigme. Et peut-être une autre rumeur à mettre à mon actif, si cela se trouve. Regardant cette blonde en me retournant à demi, je me retrouvais presque à sa hauteur, avec mes quelques marches descendues d’avance.

« Je suis européen. D’Europe Centrale. Mais j’ai beaucoup voyagé et ça n’a plus beaucoup de sens… »


Justifiais-je comme je pouvais. Mon regard dans le sien, une expression à peu près absente ou s’effaçant sur mon visage, je me tournais finalement pour descendre ces escaliers. Il n’était pas trop ardu de cacher que mes origines me faisaient indéniablement penser à ma fille laissée sur place depuis toutes ces années. N’en ayant jamais parlé à personne, il n’y avait pas de danger qu’ils le découvrent, si loin de tout ça. Seulement, ça avait le don de me laisser pensif. Plus que d’habitude, je veux dire.

« Tu te plais ici ? »

Mon visage était fermé, et ma question pouvait sembler l’être, sans que ce soit vraiment le cas. Simplement, partagé entre mon devoir de professeur et l’impression de partager des mots qui n’iraient pas uniquement dans le vent, je faisais de mon mieux. Sans doute se souviendrait-elle d’avoir échangé avec un enseignant. Cela pourrait modifier sa vie à Burning Gold. « Même la mienne, sait-on jamais », pensais-je en posant le pied au sol, quittant ce maudit escalier.
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Lily E. Scott
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Mar 8 Sep - 13:51

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Donovan Radko ft. Lily Scott.





« J’ai du oublier… »

Le professeur se retourna pour me regarder depuis les escaliers. Avec les quelques marches qu'ils avaient de moins que moi, il me regardait presque à hauteur d'yeux. C'était plutôt étrange. J'avais la sensation d'avoir pris plus de trente centimètres en seulement quelques secondes.

« Je suis européen. D’Europe Centrale. Mais j’ai beaucoup voyagé et ça n’a plus beaucoup de sens… »

Ah, le voyage ... Moi aussi j'aimerai bien tellement voyager que mon chez-moi serait partout et nul part à la fois. Ma mère m'avait toujours dit que le voyage était un retour vers l'essentiel. Je ne comprenais pas encore tout à fait ce que cela signifiait, mais j'étais sûre de vouloir voir plusieurs choses dans ma vie, et ces choses se trouvaient ailleurs qu'en Grande Bretagne et au Japon.

Le professeur semblait se désintéresser peu à peu de la conversation. Je pouvais le comprendre, cette conversation n'avait pas d’intérêt véritable. La gêne était palpable, et les mots creux et vides. Il descendit lentement les escaliers et je le suivais, d'un pas assuré malgré mes chaussures à talons.

« Tu te plais ici ? »

Haussant les épaules sans savoir s'il m'avait vu, je ne savais pas quoi répondre. Oui, je me plaisais ici, mais ma famille me manquait beaucoup trop pour que je n'y penses pas. J'avais un manque, un énorme manque dans le cœur. Il suffisait d'un son, d'une odeur, d'un prénom, pour me ramener à mes parents et me bloquer dans des souvenirs nostalgiques.

« Ma famille me manque beaucoup... Mais l'école est sympathique ! »

Regardant autour de moi, je me rendais compte que presque tous les élèves avaient regagnés leurs dortoirs ou les salles de détentes. La journée était finie. Et je retenais ce pauvre professeur Radko. Hésitant quelques peu à lui poser la question, j'osais néanmoins laisser passer ses quelques mots d'une petite voix :

« Je vous dérange professeur ? Vous avez peut-être des choses de prévu ? Je peux être trop bavarde et malgré cette conversation ... étrange, je la trouve plutôt intéressante ! »



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Donovan Radko
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Mar 8 Sep - 19:25


Sympathique. Le mot résonnait dans ma tête. Ainsi, elle trouvait l’école sympathique. Il est vrai qu’elle avait l’habitude de retourner les questions et, il me semble, de toujours tâcher de trouver une réponse plaisante. Mademoiselle Lily, ici présente, n’avait pas l’air de vouloir rétorquer quoi que ce soit qui puisse froisser son auditeur, ni le laisser dans l’expectative. Elle délivrait dans l’instant – ou presque – les mots attendus. Aussi, ce dernier échange me laissait perplexe. Partagé entre mes pensées qu’elle avait provoqué pour ma fille, et l’intérêt qu’évoquait chez moi notre échange, je l’observais, maintenant retourné au prix d’une lente virevolte.

« Etrange, hein… »

Je m’abstenais de chercher quelque chose de plus étrange à dire ou faire, qui aurait pu lui donner raison ou proposer une évolution pire encore de la situation. Et croisant les bras, je regardais autour de nous, avons de reposer mes yeux sur elle.

« Et qu’est-ce que tu trouves intéressant dans cette conversation ? »

Oui, bon, je répondais à peu près à côté. Ignorant ses interrogations, je ne prenais la peine de justifier mon emploi du temps ou mes soupçons à son égard. Je me contentais de contre-attaquer, un peu comme elle l’avait fait jusque-là, parce qu’elle se devait d’être sur la défensive face à un professeur de mon espèce. C’était justifié de sa part. De la mienne… ce n’était qu’un petit test sur sa personne.

« Selon ma réponse, qu’est-ce que tu comptes faire ? Me suivre jusque chez moi ? Tester ma résistance ? Ou la tienne, peut-être ? »

J’avançais de nouveau vers elle. Sans lui laisser le temps de descendre les marches plus avant, je croisais les bras et me plantais là, face à cette blonde située un peu plus haute que moi. D’ici, je ne la dominais pas. Mais ce n’était pas une raison pour ne pas avoir droit à des explications. La prendre à contre-pied pouvait être risqué, puisque nous n’avions rien à y gagner, ni l’un, ni l’autre. Mais quel entrain cela provoquait chez moi que de m’amuser aux dépends des jeunes gens de cet établissement. La fixant longuement, j’ignorais ce qu’elle pourrait bien me répondre. Mais je misais sur des paroles douces et faites pour me réconforter, alors que je n’avais nullement besoin de ça. Ce qu’il me fallait, c’était de l’opiniâtreté. Une gamine qui me tiendrait tête, une fois qu’elle aurait compris mon fonctionnement, pourrait être autrement plus distrayante. Passé le cap de la peur, il n’y a plus qu’à savourer la vie. Je comprends bien que nous ayons nos problèmes, nos souvenirs, etc. Mais l’existence est faite pour être fun. Un point c’est tout. Et là, je marquais un point. Pour ma part, rien n’était plus amusant, en ce temps-là, que d’utiliser une fille de cet âge pour rire. Evidemment, cette formule aurait pu s’appliquer avec des femmes plus âgées. Avec des garçons, même. Mais il existe, chez les jeunettes, un petit quelque chose de particulier. Une fausse candeur. Une maturité qui, étrangement, s’évanouit bien souvent avec l’âge. Il me fallait savoir si je la trouverais chez elle… ou non.
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Lily E. Scott
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Mer 9 Sep - 20:55

Bruits de couloirs ~
Donovan Radko ft. Lily Scott.





Le voyant se retourner et regarder autour de lui je me préparais à sa réponse. Ce n'était peut-être pas vraiment la question à poser... Avais-je, tout bien réfléchit, bien fait d'engager la conversation avec ce professeur avec qui je n'avais jamais rien échangé d'autre que des "Bonjour", "Au revoir", "Merci" et "Non je ne sais pas, je suis désolée". Peut-être pas. Malgré ma légère prise de conscience qui me semblait existentielle quand à l'importance de la personnalité de chaque professeur, le professeur Radko et moi n'étions peut-être pas prêt, ni l'un ni l'autre, à avoir cette drôle de conversation qui nous retenait depuis presque 10 minutes. Il reposa ses yeux sur moi et je me sentis toute petite. Tout en essayant de reprendre une contenance acceptable, je l'écoutais me demander :

« Et qu’est-ce que tu trouves intéressant dans cette conversation ? »

Très bonne question. Cette conversation était étrange et étonnement creuse. Mais je l'appréciais pour je ne sais quel raison. Peut-être que parler à ce professeur que je n'écoutais habituellement pas me faisait du bien, ou que sa vie m'intéressait réellement, ... Peut-être était-ce simplement pour soulager ma conscience de petite ingrate, ou encore parce qu'il me faisait penser à quelqu'un que je n'arrivais pas vraiment à resituer. Et soudain, cela me frappa. Le professeur Radko, même si cela pouvait sembler étrange, ressemblait sur beaucoup de point à mon père ! Il était plutôt impressionnant physiquement, mais ne se révélait pas si brute à l'intérieur. Il poussait les gens à réfléchir et à se justifier sur tout et n'importe quoi, mais surtout, il avait cette manière de la regarder, comme s'il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Le regardant avec un œil neuf, je sentais la petite pointe de manque fleurir dans ma poitrine. Pour réussir à reconnaître mes parents chez mes professeurs, c'est que ceux-ci devaient me manquer beaucoup plus que ce que je pensais !

« Selon ma réponse, qu’est-ce que tu comptes faire ? Me suivre jusque chez moi ? Tester ma résistance ? Ou la tienne, peut-être ? »

Affichant un léger sourire, je le fixais d'un regard neuf. Même si cette réplique n'avait rien de particulièrement drôle, elle aurait aussi put passer les lèvres de mon paternel britannique. Sauf que ce dernier aurait rajouter son traditionnel sweetie à la fin. Il n'était pas British pour rien ! Le professeur s'approcha de moi, se retrouvant un peu en dessous de ma vue avec les marches qui nous séparaient toujours. Un silence se prolongea durant une petite minute, et n'y tenant plus j'éclatais de rire. Un fou rire qui pouvait sembler étrange mais que je ne pus empêcher. Jetant un regard amusé au professeur, je lâchais ces quelques mots :

« En fait, vous me faites trop penser à mon père ! »

Ne tenant pas vraiment compte de sa réaction, j'ajoutais pour le rassurer :

« Mais c'est un compliment ! C’est juste que je n'avais jamais vraiment fait attention à quel point vous étiez semblable vous et lui ! »

Replaçant une mèche derrière mon oreille, je rajoutais, plus calmement :

« Donc non, je ne compte pas vous suivre chez vous -ce serait bizarre non?-, juste je passe un bon moment et... voilà. »

J'haussais les épaules.



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Donovan Radko
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01/09/2015

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Jeu 10 Sep - 0:06


Le silence s’était prolongé un peu plus que prévu. Beaucoup plus, même. Si j’avais cru pouvoir la faire craquer – en bien ou en mal – en m’approchant ou la fixant ainsi, je ne m’étais pas attendu à un tel résultat. D’une, la voir silencieuse comme ça aurait pu ne rien signifier de bon. Et je dois dire qu’il s’en était finalement fallut de peu pour que je cède le premier. Avec dix ou quinze ans de moins, sûrement que c’aurait été le cas. L’expérience m’avait rendu plus fort. Plus… philosophe.
Deuxièmement, la blonde avait fini par exploser de rire. Evidemment, ce n’était pas le but recherché. Aussi, je fronçais les sourcils devant un tel coup du sort. L’inattendu ne pouvait pas avoir raison de moi si aisément, tout de même. Mon front plissé était comme l’ultime barrière devant l’incompréhension. Il fallait tenir. Sauf que les mots qu’elle devait dire ensuite allaient finir de m’achever. Son père. Hu. Je tiltais. Un grognement sourd et ma respiration se bloquait. Je me retenais de respirer durant quelques bonnes secondes avant de décompresser. Qu’est-ce que c’était que cette histoire ?!

« Je te fais penser à ton père… »

Suite du blocage et bientôt la fin. Souvent, il me fallait annoncer mes pensées ou répéter celles des autres pour m’en imprégner comme il faut. Et m’assurer que c’étaient bien les mots usités, aussi. Je la regardais alors, avant de détourner les yeux, l’air toujours aussi vaguement mécontent. Des sourcils froncés, quoi. Je tiquais, claquant de la langue, et regardant ailleurs. J’espère au moins que je pouvais le prendre pour un compliment.

« Hmm » grognais-je encore quelque peu. « Je n’irais pas jusqu’à dire que tu me rappelles ma fille. Déjà elle n’est pas blonde et vos origines n’ont rien en commun. Et puis… »

Tournant à nouveau les yeux vers elle, je l’observais de la tête aux pieds. Derrière moi et autour de nous , les étudiants se faisaient rares, maintenant.

« … tu es plus petite. Et il y a bien longtemps que je n’ai eu une conversation aussi vague avec elle. S’il n’existe pas de lien centré sur la réflexion entre deux personnes, il n’y en aura jamais, après tout. »

C’était peut-être une façon détournée de dire que je pouvais m’entretenir avec Lily sans réel souci. Maintenant et par la suite, j’imagine que le contact se ferait plus aisément. Nous avons une sorte d’entente tacite. Et puis elle a rit, chose qui ne se fait pas souvent entre un professeur et son élève.

« En plus tu es mineure. »

Ajoutais-je, comme un clou qu’on enfonce. C’était le petit plus pour souligner tous les propos précédents, et même les siens. Me retournant, lui faisant enfin dos de nouveau, je lui adressais un signe par-dessus mon épaule sans plus la regarder et fit les premiers pas qui devrait m’éloigner d’elle pour de bon, peut-être.

« Allez, va écrire à tes parents et ne reviens pas trainer dans mes pieds pour des broutilles. »

C’était lancé.

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Lily E. Scott
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Ven 11 Sep - 9:38

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Il répéta ce que je venais de dire et prit un air mécontent, comme ci cette annonce le mettait mal à l'aise ou qu'elle lui déplaisait fortement. Il fronça les sourcils et fit claquer sa langue. J'espérais vraiment ne pas l'avoir vexé. Cela ne partait pas d'une mauvaise intention. Mais c'est alors que je compris pourquoi il avait tiqué quand il se mit à parler. Le professeur avait une fille. Différente de moi apparemment. Il ne voulait surement pas devenir quoi que ce soit pour qui que ce soit, il voulait rester le père de cette fille qui était la sienne. Elle devait beaucoup lui manquer ...

« Je n’irais pas jusqu’à dire que tu me rappelles ma fille. Déjà elle n’est pas blonde et vos origines n’ont rien en commun. Et puis tu es plus petite. Et il y a bien longtemps que je n’ai eu une conversation aussi vague avec elle. S’il n’existe pas de lien centré sur la réflexion entre deux personnes, il n’y en aura jamais, après tout. »

Ne comprenant pas tout ce qu'il disait, je comprenais néanmoins que le malaise était passé et qu'une autre conversation pourrait avoir lieu au bout d'un certain temps, dans le futur, sans qu'un malaise plane au dessus d'eux. Les deux dernières phrases qu'ils avaient échangé avaient crées une sorte de "lien" entre eux sans que je ne sache réellement de quoi il s'agissait.

Il se détourna et commença à s'éloigner en me lançant :

« Allez, va écrire à tes parents et ne reviens pas traîner dans mes pieds pour des broutilles. »

J'aurais pu le rattraper et lui demander plus de précisions sur sa fille, lui demandait son nom, ou aborder un autre sujet, ... Peut-être même parler de choses badines comme son fruit préféré. Mais, je sentis que nous avions, autant l'un que l'autre, besoin de recul sur cette étrange conversation. Après tout, nous étions dans la même école, je pourrais très bien le recroiser demain !

« Bonne soirée professeur, à demain ! »

Je lui fis un petit signe de la main et me dirigeait d'un pas tranquille vers le réfectoire. J'avais failli louper l'heure du goûter.


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Lecture. Danse. Photographie. Gamers. Volleyball
DC : Jack Cooper
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