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La Catastrophe de Naha
Bienvenue à Kansen ─ L'institut Burning Gold est le phare qui illumine l'île de par l'intérêt international qui gravite autour de cet institut. Jusqu'à aujourd'hui tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'un essai nucléaire provenant d'un pays encore non-identifié soit tiré à quelques kilomètres des côtes japonaises. La capitale de Naha fut entièrement détruite par un immense tsunami, des suites de l'explosion de la bombe, tandis que la cité de Kansen ─ là où se situe l'internat ─ fut également touchée, mais en moins grande quantité. Dans leur cas, non seulement de nombreux bâtiments furent détruits, mais la radiation n'échappa aucunement à une partie des citoyens. Certains succombèrent à leurs blessures alors que d'autres ... (SUITE ICI)

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 Nous ne sommes pas en sucre [PV Kanade Shijima]

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Donovan Radko
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01/09/2015

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Mer 2 Sep - 18:05

Donovan avait passé sa vie à prendre soin de lui-même. Peut-être que cela ne lui avait pas toujours réussi, mais il avait au moins eu le mérite d’essayer. Sur le plan physique, il s’efforçait de garder une forme à toutes épreuves. Tout comme sur le plan moral et psychologique, d’ailleurs. Ce qu’il avait vécu dans ses jeunes années aurait pu lui laisser des traumatismes plus importants et ardus à surmonter. Mais grâce à sa volonté de fer et à une philosophie propre, il ne craignait rien ni personne. Pas plus le passé que l’avenir, et encore moins le présent. Cet homme avait juste pleinement conscience de son importance, de ce qu’il apportait à l’établissement ou pouvait faire. Son expérience de l’enseignement et ses longs mois passés ici l’expliquaient assez. Il avait assit son statut bien comme il faut. Craint par une bonne part des élèves, adulé par une poignée, il se retrouvait avec au moins les trois quarts de la population pour connaitre sa réputation et ne pas chercher à se frotter à lui. Les autres… ce n’étaient que des nouveaux, pour la plupart. Et qui a moins d’impact ou d’incidence sur la vie scolaire que les nouveaux ? Personne. En général, en tout cas. Du coup, Donovan n’avait rien à envier et rien à redouter. Il était parfaitement à sa place. Respecté par ses pairs et le reste, il voguait au rythme du temps.
Ce soir-là, peu après la fin des cours et pendant que bon nombre d’étudiants étaient parti manger, le professeur avait décidé de piquer une tête. Mais ce ne serait ni à la plage, trop loin pour lui à cette heure, ni chez lui. Il avait coutume de fréquenter la piscine de l’établissement, alors pourquoi changer ce fait ? Habituellement, les gens mangeaient et prenaient un certain temps – celui de la digestion – avant de venir ici. Ou bien ne venaient-ils même pas. Bien sûr, plus tard dans la nuit, il est des groupes de jeunes qui ignoraient le couvre-feu et s’amusaient bien en ces lieux. Quoi de plus naturel ? Mais à cette heure, entre vingt et vingt-et-une heure, nul ne viendrait.
Ayant enfilé son maillot rapidement en sortant de sa classe et gagnant les toilettes, il s’en allait maintenant en direction de la piscine, bien décidé à profiter que l’été soit encore de la partie pour en profiter. Sauf qu’il est une donnée qu’il n’avait prise en compte. Elle.
En arrivant sur les lieux de sa baignade, le grand brun n’avait pas remarqué la jeune fille, tout d’abord, et s’était désapé. Sauf que cela ne dura pas. Il ne pouvait pas l’ignorer longtemps. Son sens de l’observation et sa méticulosité le lui interdisaient. Alors il s’arrêta, presque dénudé, la jambe encore prise dans son pantalon quasi-retiré. Il s’était stoppé, incrédule, surpris, réfléchissant quelques instants. Il ne saurait dit s’il avait croisé son regard, puisque tout cela lui causa un infime bug cérébral dont il se remettrait après cinq secondes. Mais le mal étant fait, il cligna des yeux et termina son ménage. Et toujours observant la demoiselle, il avança prudemment vers le bord de l’eau. Ils n’étaient pas spécialement loin l’un de l’autre, et pourtant ce fait ne devait pas changer grand-chose. Le professeur la regarda par intermittence avant de s’asseoir sur le rebord, les pieds et jambes dans l’eau. Aurait-il du dire quelque chose ? Si oui, quoi donc ? Il n’en avait pas idée et restait juste vaguement interloqué. Ainsi, ce soir, il n’était pas seul.
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Ven 18 Sep - 14:11

Toutes ces années passées dans sa chambre. Il fallait bien se décider un jour ou l’autre. Kanade avait remarqué la piscine creusée du jardin et avait attendu que l’endroit soit vide pour tenter d’y apprendre les mouvements de base de la natation sans qui que ce soit pour l’observer et la stresser. On ne lui avait jamais offert l’occasion de nager et, depuis son plus âge, Kanade s’était contentée des baignoires. Un petit saut dans les vestiaires et elle sortit en maillot une pièce, bleu, simple, tenu par deux fins tendons au niveau de ses épaules, coupe en V au bas, et moulant comme elle ne le voulait point – mais tous les maillots féminins qu’elle ait pu trouver étaient moulants, et probablement était-ce uniquement ainsi. Kanade n’était pas du genre à dévoiler ses « formes » – car elle n’avait rien de bien valeureux au niveau de la poitrine.

Elle abandonna son téléphone, dans son sac, dans son casier des vestiaires, persuadée qu’elle n’en aurait pas besoin, et se dirigea aussi discrète qu’elle le pouvait, enroulée d’une serviette, au bord de la profonde cuvette, tout en emportant dans une main une petite robe qu’elle mettrait une fois plus ou moins sèche. Ce ne fut qu’à cet instant que l’angoisse la frappa et, essayant de voir le fond de la piscine, elle resta immobile, crispée à l’idée de plonger dedans. Et si elle faisait un faux mouvement ? Et si, sans parvenir à remonter, elle se noyait ? Avait-elle pied, au cas où ? Forcément – enfin, espérons. Mais qui viendrait la sauver si quelque chose de grave arrivait ? Elle frissonna à l’idée que son corps soit retrouvé à la surface de l’eau.

Et alors qu’elle commençait à regretter d’être venue seule, elle remarqua une silhouette qui devint un homme, grand, massif, incrusté dans les lieux et, car sans doute ne l’avait-il pas remarquée, à moins qu’il n’avait aucune pudeur, il commença à retirer ses vêtements. Surprise qu’un homme, inconnu, – pas si inconnu finalement ; elle l’avait déjà croisé deux-trois fois, un professeur ou un surveillant – débarque, elle sentit ses joues flamber. De plus que, timide, elle détourna aussi tôt le regard lorsqu’elle se rendit compte qu’elle l’observait attentivement. Faîtes qu’il ne l’ait pas remarqué. Quand bien même il s’agissait d’un membre du personnel, il fallait l’avouer ; il avait de quoi regarder au moins, lui !

Kanade se fit petite en ramenant ses mains dans son dos, la tête si basse que ses cheveux, qu’elle avait oublié d’attacher et de couvrir d’un bonnet, tombèrent en plusieurs mèches de ses épaules, couvrant ses bras en passant. L’homme vint s’installer pas loin, dans un silence assez pesant. Dans la tête de Kanade, tout s’embrouillait ; et s’il ne parlait pas parce qu’il avait remarqué qu’elle l’avait « regardé » ?

Quoi qu’il en fût, Kanade finit par ramener ses cheveux dans son dos en un coup de ses deux bras. Ce n’était pas la présence d’un inconnu qui allait l’arrêter là. Elle s’en alla poser sa serviette par terre et sa robe noire dessus, puis rejoint les escaliers de la piscine. Elle en gravit une marche, puis la seconde, et ainsi de suite. Quand son corps fut à moitié immergé, elle leva ses cheveux pour se mouiller la nuque (Ouh, l’eau était d’un froid !). Quelques marches plus tard, l’eau lui arrivait enfin juste au-dessous des clavicules.

Kanade regardait ses tentacules blondes s’éparpiller ici et là. Elle tremblait légèrement, mais hors de question de faire machine arrière. Quoique… elle ramena une main contre elle en constatant que la profondeur gagnait de la valeur au fur et à mesure qu’elle avançait. Alors elle s’arrêta net, évitant à tout prix de poser un regard suppliant sur l’homme dont elle n’avait point oublié la présence.
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Donovan Radko
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01/09/2015

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Sam 19 Sep - 9:39


Certes, Donovan n’était pas seul ni réellement tranquille. Mais il faut bien avouer, au bout du compte, qu’il y a pire comme compagnie. Il aurait très bien pu tomber sur une horde d’ados fêtards en train de boire et s’amuser autour de la piscine. Voire même d’une demoiselle aux penchants plus érotiques, qui l’aurait immédiatement aborder dans l’espoir de songer à elle plutôt qu’à rejoindre les eaux. Mais non, c’était cette fille-là. Et cette dernière, il n’avait pas l’impression de se souvenir d’elle. Une petite blonde. Il y en avait plus qu’il ne l’aurait cru, dans cet établissement où les nippons n’étaient finalement pas forcement les plus représentés. Des tas d’étrangers, comme lui, venaient rompre la brune attitude typique. Quoique lui également arborait cette nuance sombre locale. Enfin bon. Il jeta un autre coup d’œil à la presque-inconnue dont il tâchait de se remémorer le nom et croisa son regard plus d’une fois. Hésitait-elle du fait de sa présence ?

Le professeur en caleçon de bain, assis sur le bord de la piscine, les jambes dans l’eau, tendit le bras pour attraper ses affaires. Et quelques secondes plus tard, il avait entre les mains son dernier cigare, bien entamé mais refroidi et n’attendant plus que lui. Il se retrouva donc – après l’avoir réchauffé et allumé de nouveau – à fumer paisiblement dans sa position, un peu penché en arrière, retenu d’une main sur le sol, admirant et l’eau, et l’inévitable spectacle de cette blonde y entrant. Lentement, il est vrai. S’il était en paix, elle était diablement au ralenti. C’en était presque étonnant. Pourtant, l’eau avait beau être froide, ce n’était pas vraiment glacé. Le fond l’était sûrement un peu plus, mais le système de chauffage devait fonctionner en permanence. Ils s’habitueraient rapidement à la température.

Ses pensées dérivèrent néanmoins sur les impressions qui devaient saisir cette gamine alors qu’elle s’immergeait. Comment son corps réagissait-il à l’entrée dans cette eau ? Dans sa tenue très classique, le tissu devait s’imprégner et lui coller bizarrement à la peau. Les filles avaient vraiment de drôles de tenues, par moment. Un complet pour simplement nager. Autant prendre directement une combinaison de plongée, hein. Il haussa doucement les épaules et, fumant sans avoir encore décidé de rejoindre la blonde, il lui adressa tout de même une sorte de signe de tête d’encouragement. Un vague mouvement du menton pour lui faire comprendre qu’elle pouvait ou devait y aller. L’eau n’allait pas la manger. Ou la boire. Au choix. Mais ni l’un, ni l’autre n’arriverait.

Prenant son cigare entre ses doigts, il cracha une épaisse fumée pendant les secondes à suivre. Et finalement, regardant auprès de lui, il trouva un endroit qui conviendrait très bien pour poser son délice. Pas trop loin du bord, mais pas trop près également, il le mit là soigneusement, encore allumé. Et après s’être mouillé la nuque, il se retourna avant d’entrer dans le liquide frais de ce début de soirée. D’abord dos à l’étudiante, il mit une poignée de secondes à souffler, prendre goût à ce nouvel univers et se retourner. Accoudé au rebord, il resta là. Ses doigts atteignirent le cigare. Il tira encore dessus, prenant son temps, en observant son élève potentiel. Puis il le reposa. Serein.

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