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La Catastrophe de Naha
Bienvenue à Kansen ─ L'institut Burning Gold est le phare qui illumine l'île de par l'intérêt international qui gravite autour de cet institut. Jusqu'à aujourd'hui tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'un essai nucléaire provenant d'un pays encore non-identifié soit tiré à quelques kilomètres des côtes japonaises. La capitale de Naha fut entièrement détruite par un immense tsunami, des suites de l'explosion de la bombe, tandis que la cité de Kansen ─ là où se situe l'internat ─ fut également touchée, mais en moins grande quantité. Dans leur cas, non seulement de nombreux bâtiments furent détruits, mais la radiation n'échappa aucunement à une partie des citoyens. Certains succombèrent à leurs blessures alors que d'autres ... (SUITE ICI)

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 Première Tentative ─ Privé Donovan Radko

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Kleio Loverdos
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Lun 14 Sep - 17:11

Elle était vraiment angoissée. Du moins, cet après-midi là, elle eut l'impression d'écouter encore moins ce que les gens lui disaient, comme si toutes ses pensées étaient plutôt dirigées ailleurs.

La soirée arriva plus vite qu'elle ne l'avait espérée, d'ailleurs. Kleio faisait désormais les cent pas dans le corridor en tenant son portable entre ses mains lorsqu'elle daigna, au final, se rendre au réfectoire. Le point de rendez-vous était assez particulier, en soit, mais c'était idéal pour la demoiselle qui n'appréciait pas tellement se retrouver coincée dans un petit bureau étouffant.

Le cours de philosophie s'était justement passé sans elle dans la journée et elle se demandait encore si elle avait bien tout saisit des explications du professeur concernant leur rencontre. Elle tenait son sac sur son épaule en examinant le lieu vide de monde. L'homme n'était pas encore là alors elle se sentait rassurée de paraître, au moins, ponctuelle.

Au final, elle s'installa à une table et attendit en passant en revue les quelques mails qui dormaient dans son portable depuis une semaine et qu'elle avait enfin le temps de lire.


─ Lovely ─


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Donovan Radko
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Mar 15 Sep - 11:22


Donovan n’était pas particulièrement content de sa semaine. Les étudiants, auxquels il essayait de faire entendre de nouvelles notions, comme l’interprétation, la violence ou l’Etat et le pouvoir, ne parvenaient à rien. Ils étaient tous amorphes et incapables de réaliser combien la connaissance des termes et de leur sens profond pouvait changer les choses. Aucun d’entre eux, visiblement, n’avait atteint un niveau de conscience au moins similaire à celui des mollusques. Tout au plus, cumulaient-ils, à eux tous, l’équivalent d’un cerveau de moule.

Mais le véritable problème du professeur n’était pas là. Puisque tout est question de point de vue, notamment, il savait qu’il aurait pu voir les choses sous un angle totalement différent à condition qu’une certaine élève vienne. Hors, ça n’avait pas été le cas. Un soupir de plus dans ces heures laborieuses. Lorsque retentit l’ultime sonnerie, Donovan ne s’était jamais senti aussi libre.

Arpentant bientôt les couloirs, il maugréa en croisant des étudiants et devant se frayer un passage parmi eux. Il franchit ces centaines de mètres le séparant du point de rendez-vous initial, bien fixé et inamovible dans son esprit. Si cette fois elle n’était pas là, il la traquerait jusqu’en enfer s’il le fallait. Soufflant donc de lassitude, il en arriva tout de même à franchir les premières portes de la cafétéria. Désert, sinon que le personnel s’affairait à préparer l’inévitable afflux d’élèves prévu dans une demi-heure ou plus. Longeant le rail où défilaient habituellement des plateaux par milliers, il arriva enfin dans la grande salle commune. Personne. Ou plutôt si. Elle était là. Soulagement.

Cela n’empêcha pas le tchèque de froncer les sourcils et de reprendre son avancée. Jetant un regard circulaire sur la vaste pièce, il regarda par-delà les baies vitrées pour ne rien voir d’attrayant. Et avançant jusqu’à l’emplacement, en face de celui de Kleio, il tira la chaise où il s’assoirait, puis l’autre juste à côté. Sa sacoche posée dessus, il en extirpa plusieurs livres et bloc-notes sans un mot. Presque violemment, sans que l’homme perde son air agacé, il posa tout ça sur la table en face de la grecque. Sa chaise raclant sur le sol carrelé, il s’assit finalement, se rapprochant sans poser les yeux sur elle.

En fait, il fouilla juste dans ses affaires, en sortit une feuille quasi-vierge, à l’exception près d’une formule simple écrite en haut, dans une police grasse imprimée : Le pouvoir. Là, il la posa devant l’étudiante sans un mot, avant de retourner fouiller dans ses affaires. Un énième soupir, et il pourrait presque profiter de cette fin de semaine.


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Kleio Loverdos
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Jeu 17 Sep - 20:10

Kleio était pratiquement en train de sourire en lisant ce que l'un de ses camarades venait de lui envoyer par messagerie texte lorsqu'elle entendit le raclement de la chaise juste en face d'elle. Sur le coup, ses épaules se tendirent, elle baissa la tête en fixant la table et rangea maladroitement son portable au fond de son sac sans avoir l'intelligence de mettre la sonnerie en sourdine. Kleio ne leva la tête que pour fixer le plafond en se maudissant d'être aussi stupide et daigna s'intéresser au professeur. Il paraissait de mauvaise humeur. Du moins, plus que d'habitude, mais elle ne le connaissait pas suffisamment pour être en mesure de deviner ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Kleio espérait presque une salutation qui ne vint définitivement pas. Alors, elle vint se caresser un peu la joue, comme pour se donner du courage. Cet homme avait mit les choses au clair concernant ce qu'il attendait de leur rencontre et elle s'était un peu préparée en conséquence, mais elle ignorait totalement si cela serait suffisant.

Elle posa ses petits doigts sur les coins de la feuille qui dormait juste en face d'elle. Le titre était plus que clair. Là-dessus, elle n'aurait aucune question à poser, bien que le sujet en tant que tel suffit à créer un frisson bizarre au niveau de son échine. Elle n'aimait pas le pouvoir. Kleio ne pu s'empêcher de sourciller un peu, l'air sérieux, tandis qu'elle touchait toujours le papier. « Bonjour monsieur. » débuta-t-elle en l'observant qui soupirait et semblait forcément avoir envie d'être ailleurs. C'est vrai que le weekend pour lui ça signifiait liberté. Kleio ne su pas pourquoi ni comment ... cela avait peut-être un rapport avec sa rencontre avec Yukiko ... mais elle s'entendit rire. Un tout petit rire que l'on ne peut contrôler. « Auriez-vous besoin de vacances, professeur ? » Bien sûr, ce n'était qu'une remarque futile, sensée être amusante, mais qui pouvait être considérée comme impolie. Kleio n'avait pas ce talent pour la conversation, mais elle compléta : « Est-ce que je dois sortir quelque chose ? Euh ... comme un cahier ou un stylo ou ... autre chose ? »

Là, elle commençait à hésiter, comme si entrer dans le vif du sujet la terrorisait un peu. Enfin, jamais autant que lui, installé juste en face d'elle, et le silence interminable du réfectoire.


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Donovan Radko
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Ven 18 Sep - 20:39


Le professeur était quelque peu sur les nerfs et risquait d’y rester un moment. Cette semaine maussade n’allait certainement pas trouver un aboutissement joyeux uniquement à cause de cette fillette. Il était trop tard pour changer d’avis, maintenant. Qui plus est, le fait d’allonger sa présence ici d’une heure n’était pas spécialement réjouissant. Le weekend – comme elle le disait si bien – il avait d’autres chats à fouetter. Mais bon. Puisqu’il était là et qu’elle était venue, autant faire ça bien. Pas trop mal, du moins. Aussi, il se contenta de la fixer longuement sans laisser transparaitre la moindre émotion, quand elle lui parla de vacances. Pas davantage que lorsqu’elle avait professé un bonjour, monsieur qu’il avait du mal à assimiler.

« On n’a pas le temps pour ça. Je ne vais pas m’amuser à te regarder écrire. Va droit au but. »

Finit-il par répondre, de manière un peu abrupte, peu après qu’elle ait prononcé ses mots. L’homme tira le surplus d’affaires de la table, rangea ce qu’il pouvait dans sa sacoche et revint à Kleio. Un doigt sur le titre de sa copie, il demanda :

« Qu’est-ce que ça t’évoque ? »

Articula t-il, le regard de nouveau posé sur elle en silence. Il se retenait de faire des remarques sur le désagrément qu’il avait eu de ne pas la voir en cours. Peut-être avait-elle mal compris. Ou peut-être voulait-elle faire à sa sauce. Qu’importe, il comptait bien remettre un peu d’ordre dans tout ça.

« Dis-moi tout ce qui te passe par la tête. Puisqu’on est uniquement tous les deux, on va fonctionner en question-réponse, ou en tout cas en dialogue. »

Ne prenant pas la peine d’adopter le parler dont il usait quotidiennement avec profs et élèves, il se contentait d’un style assez direct. Qu’elle comprenne qu’ils ne roulaient pas sur le temps et que la situation n’était pas celle qu’elle aurait du être. Il l’observa donc, patient ou presque, durant les prochains moments. Si elle ne disait rien, il ferait de même, lui laissant bien deux ou trois minutes pour s’exprimer. Alors tant mieux si elle parvenait à se débrouiller. Sinon, elle aurait gentiment affaire au regard las de son professeur particulier. De toute façon, lui n’avait qu’à attendre qu’elle ait épuisé sa vision du sujet pour reprendre et balancer ce qu’il avait sous le coude. Ce serait fait vite et sans bavure.


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Kleio Loverdos
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Ven 18 Sep - 21:37

Kleio réceptionna très bien la réponse. Elle laissa donc son sac dormir sous sa chaise et s'intéressa à ce qu'il lui pointait. L'étudiante prit tout de même le temps de réfléchir. Maintenant qu'elle n'avait plus le regard de ce « camarade de classe » sur elle alors elle se sentait moins nerveuse et plus apte à bien répondre. Quoique tout était question de point de vue. Kleio ne parlait presque jamais de ce qu'elle pensait. Elle était plutôt du genre à écouter et avait l'impression que les cours de philosophie étaient pleinement axés sur le monologue du professeur. Avant de commencer, entêtée comme pas deux, la petite rose prit largement le temps de réfléchir et décida de répondre calmement : « Si je répondais émotivement je dirais que c'est un vaste concept primitif. Le pouvoir pour moi c'est un désir absolu. » Elle marqua une pause et ajouta en pinçant les lèvres : « Le pouvoir me paraît mener trop souvent à l'excès. » C'était tout ce que ça lui évoquait. Ça et des souvenirs d'une grande perfidie d'autrui.

Kleio n'aurait pas pu se douter que le sujet qu'il aurait choisit porterait sur une frange du monde qui avait tout à voir avec ses traumatismes. Néanmoins, elle voulait faire bonne figure, et prit une inspiration. Est-ce qu'il y avait une limite de mots à prononcer ? Elle n'y songeait plus tellement.
En tout cas, comme elle avait finit, et savait qu'il finirait par lui rétorquer quelque chose, la demoiselle se mordit les lèvres et décida d'être franche. Elle savait qu'il était en colère contre elle bien qu'elle avait décidé de vite ignorer ce détail, elle ne pouvait pas. « Je ... » Elle l'examina attentivement, ses poings serrés, assise toute droite : « Je ne pouvais pas me présenter au dernier cours. » Quelle excuse avait-elle à lui fournir ? Aucune. Elle n'était pas une menteuse. C'était bien son pire défaut.

Elle détourna le regard.

« Je vais essayer de venir au prochain. » dit-elle en pianotant sur la table, un peu angoissée, et certaine d'avoir déjà violée l'une de ses conditions. C'était un peu comme pour sortir de prison. Elle était dans le tort et n'en retirait aucune satisfaction. Sauf peut-être celle d'avoir été capable de l'admettre.
Ah, les jeunes filles.


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Donovan Radko
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01/09/2015

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Dim 20 Sep - 11:08


Plus les secondes passaient, plus Donovan commençait à se moquer qu’elle soit venue ou non à son dernier cours. Après tout, elle était là et il avait tout loisir de le lui faire payer. La voir ainsi, presque aussi fragile que la fois précédente mais avec un soupçon de dérision pour vernir le tout, lui donnait l’impression qu’il y avait encore du travail à faire. Et sûrement était-ce mieux ici et maintenant.

« Hmm… »

Répondit-il seulement après tout ce qu’elle venait de dire. Il l’avait écouté pour ce qui est de sa vision du pouvoir. Et bien que trouvant ça un peu léger, trop hésitant, il ne l’avait interrompu. Pas même alors qu’elle se justifiait vaguement. Il ne lui avait rien dit à ce propos. Peut-être sentait-elle quelque chose, mais le grand brun n’en avait cure. Il l’observa encore, attendit, la détailla, étudia son attitude.

« Je vais faire une exception pour cette fois. »

Juste pour toi, aurait-il pu ajouter. Mais puisqu’il n’avait pas l’intention de la lâcher comme ça, le professeur se contenta de cela et patienta encore un instant avant d’en revenir à ses paroles. Elle définissait donc le pouvoir comme un abus. N’était-ce pas un peu réducteur ? Il y avait, dans sa vision de la chose, une notion d’absolu, comme s’il était l’aboutissement.

« Pour ce qui est du pouvoir… il est effectivement un but. Il est ce vers quoi nous tendons. En bien, en mal. En simple ou complexe. À plus ou moins long terme. Mais qu’est-ce que pouvoir, selon toi ? Tu dois essayer de penser au terme en lui-même. Qu’est-ce que c’est ? Est-ce qu’il sert à quelque chose ? Qu’est-ce qu’il signifie ? Pourquoi est-il important de le connaitre et de le définir ? Quel rôle joue t-il ; d’une part chez l’homme ; d’autre part à plus grande échelle ? Explique-moi ça. »

Au moins, il était parti dans des considérations philosophiques et évitait de s’attarder sur le sujet épineux des absences de l’étudiantes. S’il avait voulu, il aurait pu la mettre en situation réelle de pouvoir – ou d’impuissance – et sans doute aurait-elle mieux compris. Mais c’est là qu’arriverait l’abus, et il n’avait pas spécialement envie ou besoin d’en arriver là avec une élève. Elle comprendrait très bien comme ça.

« D’ailleurs, quand tu dis Je ne pouvais pas me présenter au dernier cours. ou Je vais essayer de venir au prochain., cette notion n’entre t-elle pas en jeu ? Pourquoi parlerais-tu de pouvoir dans ces circonstances qui n’ont rien à voir avec de l’excès ou du désir absolu. À moins que si… »

Il termina en laissant sa voix trainer légèrement, plissant les yeux pour observer l’étudiante. Croisant les doigts, il ne la quitta pas des yeux.


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Kleio Loverdos
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Mar 22 Sep - 16:56

Kleio l'écouta attentivement, car elle avait l'impression que si elle ratait une syllabe elle en souffrirait beaucoup. La demoiselle fut rassurée de savoir qu'elle avait bien imagé la quête que représentait le pouvoir bien qu'elle ait l'impression d'avoir crée un genre de précipice dans lequel sauter quand il commença à l'interroger plus sérieusement. La demoiselle se raidit un peu sur sa chaise en replaçant dans son esprit ce que lui disait l'homme. L'étudiante prit le temps de réfléchir comme elle n'avait pas envie d'émettre un commentaire rapide. Est-ce que le pouvoir servait à quelque chose ? « N'aurait-il pas un lien direct avec le libre-arbitre ? » Elle se sentit rougir simplement parce que les morceaux du puzzle étaient en train de s'imbriquer les uns dans les autres.

« Le pouvoir est important, non ? Il n'aurait pas un aspect aussi chatoyant pour les hommes s'il n'avait pas un lien avec nos propres capacités et ce que l'on décide de mettre en avant ou non ... Je crois ? Je veux dire ... » Elle marqua une pause et ajouta : « Quand j'ai peur de quelque chose j'ai l'impression de ne pas pouvoir le faire, mais pourtant c'est possible, c'est moi qui n'arrive pas à faire le pas. » Kleio avait creusé si loin pour chercher ça qu'elle en avait presque le vertige. Elle baissa la tête en posant ses doigts sur le rebord de la table. « En fait, le pouvoir, c'est avoir ... »
Elle se tut un instant.
« La force de dire non ? »

Son regard se remplit de larmes, mais elle les étouffa en venant juste se frotter les yeux et posa ses mains sur son visage. Peut-être qu'elle avait eut tort. Peut-être qu'elle avait raison, aussi, en un sens. Si cet événement était arrivé c'était pour ça aussi. D'ailleurs, quand le professeur lui demanda si ses justifications n'avaient pas un rapport direct avec le pouvoir, Kleio retira ses doigts de sur son visage et le regarda avec étonnement avant de répondre : « Je pouvais venir, mais je ne l'ai pas fais. C'était ma décision. » Du moins, maintenant qu'elle le regardait sous cet angle, elle réalisait qu'elle mettait souvent ses actes sur le compte du hasard plutôt que sur ses propres choix. « Mais, monsieur, est-ce possible que certaines personnes détiennent un pouvoir contre lequel on ne peut strictement rien ? »
Avait-elle droit de l'interroger ? Elle ne se souvenait plus. Mais elle s'était penchée vers l'avant comme si elle était soudain curieuse ... elle avait les bras croisés contre la table et ses yeux étaient grands ouverts.


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Donovan Radko
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01/09/2015

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Ven 25 Sep - 11:26


Cette gamine était étonnamment instable, aux yeux de Donovan. Peut-être que sa position – et le fait d’être seule aux prises d’un professeur – la plaçait un peu sur la sellette. On la voyait chancelante, tentant ici et là quelques ripostes qui auraient plus ou moins de succès. Mais dans le fond, le tchèque ne la trouvait pas spécialement plus idiote que les autres. Elle avait ce petit quelque chose qui la rendait unique. Une espèce de mélange entre crainte extrême et volonté de réussir, probablement. Comme un animal qui n’a jamais été qu’une proie et qui n’aurait pas deux chances de fuir son ennemi. Elle n’avait pas le droit à l’erreur. Dans sa tête, en tout cas. Donovan, lui, s’en moquait à peu près. Il voulait la voir et l’entendre discuter. Elle ne se défendait pas mal. Aussi, il hochait lentement la tête en l’écoutant. Qu’est-ce qu’il aurait aimé pouvoir s’allumer un cigare en sirotant ses paroles…

Mais au lieu de ça, il devait la suivre des yeux, détailler ses mots et ses réactions. Qu’elles soient volontaires ou non, Kleio les laissait vraiment paraitre. Un vrai livre ouvert.

« Alors le pouvoir est une force… »

Lâcha t-il délicatement, comme un constat de tout ce qu’elle avait dit.

« Au vu de tout ce que tu me dis, il ressemble à quelque chose d’enfuit au fond de soi. De chacun, même. Et que l’on pourrait extirper si l’on en a la force ou les moyens, ce qui n’est pas toujours le cas. »

Juste quelques paroles pour être sûr d’être sur la même longueur d’ondes qu’elle. Oh, il ne craignait pas de se faire distancer par une étudiante. Aussi brillante puisse t-elle se montrer, il savait avoir suffisamment d’expérience pour se frotter à tout et n’importe quoi. Mais ce qui importait, là et dans chaque entretien, c’était l’utilisation des mots. Le poids des mots. Le pouvoir des mots.

« Tu as un point de vue très intéressant. Quelqu’un a dit : C'est très puissant de dire non. C'est la chose la plus puissante que l'on puisse dire, et je crois que tu n’es pas loin d’avoir retrouvé ses mots. Mais c’est là un autre sujet, plus propre au Savoir. Et nous verrons plus tard quel lien peut exister entre ce dernier et le Pouvoir. Pour le moment… »

L’homme se redressa un peu, croisa les bras et s’adossa finalement à sa chaise pour un minimum plus de confort.

« … pour ce qui est du pouvoir absolu, il n’existe certainement que dans la science-fiction et l’imaginaire des hommes. Ils utiliseront toujours cette croyance pour justifier les actes de soumission les plus fous et honteux. Parce que ne pas avoir de pouvoir, c’est ne pas avoir de responsabilité. C’est être exempté de prendre des décisions. C’est être dépendant et troquer sa liberté d’agir. Du moins, en théorie. Sauf que cela n’a pas de sens. Il n’est que les machines pour n’avoir pas la capacité de s’émanciper ni de devenir conscient. Pour le reste, tout le monde peut faire ce que l’on appelle des choix et ce sont ces mêmes choix qui amènent à la notion de liberté. Sais-tu où se trouve cette liberté ? Comment ? À quel moment, de quelle manière existe-t-elle ? »

Il avait un peu dévié mais restait tout de même centré sur son sujet. Le pouvoir. S’il n’avait pas se contenter d’un monologue et qu’il devait l’entendre répliquer, il gardait dans un coin de son cerveau les liens importants : pouvoir-devoir, devoir-responsabilité, responsabilité-liberté, et ainsi de suite.

« Garde toujours cela à l’esprit quand tu songes : C’est parce qu’une chose n’est pas nécessaire que l’homme se doit de l’accomplir. »

Voilà, juste de quoi lui donner matière à réfléchir.


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Kleio Loverdos
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Ven 25 Sep - 19:01

Kleio écoutait attentivement ce que lui disait l'enseignant bien que parfois elle doive retourner les mots dans sa tête et les imbriquer les uns dans les autres pour s'accorder le droit de penser avoir comprit. La demoiselle aux cheveux roses posa l'une de ses paumes contre sa joue en fixant le vide, mais elle était toujours attentive et lorsqu'il lui expliqua le pouvoir absolu en enchaînant sur les choix et la notion de liberté. Aussitôt, le regard souvent morne de la petite se posa sur le professeur, s'interrogeant sur le chemin que prenait ce « cours privé ». On aurait dit que tous les sujets se recoupaient au même point en elle. La grecque acquiesça doucement de la tête au moment où il lui dit de garder à l'esprit une réflexion des plus intéressantes sur la nécessité d'agir ou non. Enfin, comme il l'avait questionné, elle répondit : « La liberté se trouve partout ? »

Elle ne savait pas exactement sur quel pied danser concernant cette notion et son expression faciale exprimait le plus profond des doutes : « Concrètement je la vois quand des gens sont libérés d'un endroit où on les avait enfermés, par exemple, ou quand les responsabilités ne sont plus nécessaires et qu'on peut enfin choisir ce que l'on veut faire sans se sentir oppressé par le devoir. » Elle marqua une pause et lui demanda : « Je peux me lever ? »
Cela faisait un moment qu'ils étaient là et elle avait des fourmis dans les jambes. Elle se redressa sans attendre et replaça un peu son t-shirt en demeurant toutefois en face de l'homme. Même debout elle avait l'impression d'être minuscule. « Est-ce que la liberté est un concept crée par l'homme ou est-ce que ce n'était pas plutôt déjà en chacun de nous ? Ou plutôt dans la nature des choses ? Je veux dire, la liberté ce n'est pas qu'une affaire de choix, ça dépend aussi des actions des autres. »

Kleio fronça un tout petit peu les sourcils et baissa la tête afin de jouer avec l'une de ses mèches de cheveux : « Parfois la volonté ne suffit pas. Il y a des contraintes partout. Alors je crois qu'à un certain niveau la liberté n'existe pas. Du moins, pas entièrement. » On aurait dit que cette réflexion ne la concernait qu'elle. Comme une pensée qu'elle avait laissé échapper à voix haute sans vraiment se rendre compte.


─ Lovely ─


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Sam 26 Sep - 9:30


« Là où existe l’homme. »

Rétorqua le grand brun sans tarder à son élève particulière. Mais ceci, dit sans insister, n’était qu’une simple réponse qui ne viendrait pas couper le reste des propos de la demoiselle. Elle y alla, cette fois, tant et tant, qu’il pensa qu’elle ne s’arrêterait pas. Une pensée en entrainant une autre, elle se cala sur la notion de liberté et élabora sa propre vision de la chose. Une vision qui fut, à vrai dire, aussi restreinte que celle du pouvoir pour elle. Dans le sens où elle en évoqua aussitôt les extrêmes. Ce pouvait être une méthode qui marche, un genre de dichotomie ou de délimitation qui prévient où commencent et où s’arrêtent chaque évènement. Sauf que là, le professeur ne voulait pas forcément évoquer la disparition de la liberté. Mais bien son apparition. Il la laissa alors se lever. Parfois, il la fixa longuement pour suivre le cheminement de ses pensées. Mais n’ayant aucune entrave à lui imposer, il se dit qu’il allait jouer le jeu. Se levant lui aussi, vint trouver dans sa sacoche une boîte à cigares. Puis, debout devant la chaise, il posa son regard sur le plafond. Et cherchant un peu, c’est là qu’il les trouva. Les détecteurs de fumée.

« À quelques exceptions près, c’est uniquement la nature qui limite l’homme, la vie et son expansion infinie. Tout ce qui est contraire à la liberté s’appelle Loi. Loi de la Nature. Loi humaine. Loi antitabac… »


Il s’arrêta, sortit un cigare, le huma.

« Vois-tu, il est des choses qui dépendent de nous et d’autres non. Pour toutes celles auprès desquelles nous avons un pouvoir, la liberté existe. Je parle du fait de satisfaire des envies ou besoins. D’avoir la possibilité d’agir ou non. De pouvoir quelque chose. Note bien, dans un petit coin de ton crâne. Ces deux notions sont inséparables. Pouvoir et Liberté. L’homme ne crée pas l’émancipation, il crée la contrainte, il s’ajoute à la Nature et la copie. Alors qu’être libre… c’est tout autre chose. »

Portant le cigare à sa bouche, Donovan ne l’alluma pas. Il se prit à goûter cet arôme dès à présent, sans se préoccuper d’avoir à fumer en ces lieux. Mais il en saisit bientôt un second et le présenta à l’étudiante.

« À cet instant, j’utilise ma liberté pour te l’offrir ou non. J’ai le pouvoir de le faire. Toi, en retour, tu es libre d’accepter ou non. Et tu as également le pouvoir d’interagir. »

Dit-il après le lui avoir tendu. Et finalement, contournant lentement la table, il vint se poster devant elle, observant sa chevelure et cette allure qui était sienne.

« Le pouvoir a pour limites les mêmes que la liberté. Pouvoir quelque chose, c’est être libre de le faire. Mais l’être humain a le droit de dire non, tu l’as très bien compris. »

Et à cet instant, il saisit d’un geste vif le poignet de la fille aux cheveux roses. Pas méchamment, ni brutalement. Mais avec cette force qu’il avait elle aurait sûrement un rien de difficulté à s’enfuir sur le champ. L’homme tint bon. Et lentement, il poursuivit. Ne faisant ni plus ni moins que la tenir dans cette position. Son regard posé dans le sien.

« Et à présent, tu as le choix. Accepter mon pouvoir. T’y soumettre. Ou essayer de le refuser. Tu es libre… »

Finit-il avec un sourire, dans ce somptueux paradoxe.


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Kleio Loverdos
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Mar 29 Sep - 17:06

La demoiselle ne tarda pas à se taire étant donné que les mots qui étaient sortis de sa bouche tout récemment lui faisaient un peu penser à ce qu'elle avait l'habitude d'expérimenter chez le psychologue. Elle s'était un peu emportée et se demandait si l'homme lui en tiendrait rigueur, mais il décida d'allier le geste à la parole en lui faisant une démonstration concrète des concepts qu'il énonçait depuis tout à l'heure. L'étudiante observa le cigare en songeant qu'il ne lui proposait pas vraiment, mais le faisait dans le but d'illustrer ses propres dires. En revanche, quand il la rejoint en lui saisissant le poignet, l'élève se sentit un peu mal à l'aise, baissant immédiatement la tête.

Elle était toujours attentive à ses propos, mais sans rétorquer quoi que ce soit jusqu'à ce qu'il lui parle de soumission et de choix. Pour Kleio, c'était comme un défi à relever, une étape de sa vie qui ne se limitait qu'à ses propres réactions face à la situation. Elle daigna lever la main et tira un peu en croyant être en mesure de se défaire de l'étreinte de ses doigts, mais étant donné sa robustesse ce ne fut pas tout de suite évident.

Si elle avait le choix, par extension, elle pouvait le faire et comme la rose avait justement emprunté ce chemin pour être en mesure de passer à travers ses problèmes alors elle ne voulait pas plier le genou quitte à paraître impolie ou même sauvage. Kleio tira une nouvelle fois afin de libérer son bras et fit plusieurs pas vers l'arrière en tenant toujours son poignet. Elle observa sa peau avec les yeux écarquillés. Elle était certaine de lui avoir marché sur le pied par inadvertance. C'est le ton doux - et un peu embarrassé - qu'elle demanda : « Selon-vous quelle est l'utilité de votre cours sur la vie quotidienne ... ? » La rose ne savait pas pourquoi, mais elle semblait avoir besoin de comprendre si elle se faisait des idées. Kleio décida d'être honnête et lui avoua : « Je me sens concernée par ce que vous dîtes. C'est normal ? »
Elle afficha cet air naïf en revenant prudemment vers sa place.


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Mar 29 Sep - 19:17


Donovan savait parfaitement qu’il venait d’atteindre une limite. Mais ce n’était pas celle que l’on ne doit pas dépasser. Cette dernière n’était que celle que l’on destine à être repoussée toujours plus loin. Le genre de frontière qui doit s’attendre à être franchie au bout du compte. Un mur à abattre. Une sorte de test.

En attrapant le poignet de Kleio, l’homme venait de dépasser la distance entre eux pour en permettre une nouvelle, plus proche, plus concrète, moins abstraite. Il donnait l’occasion à la jeune fille de revoir encore son jugement et d’avancer. Chacun de leur côté, ils évoluaient. Et finalement, elle sut faire un choix. En plusieurs fois, certes, mais il fut finalement fait. La demoiselle se retrouva bientôt libre. C’était donc sa décision. Opter pour la liberté.

Le professeur observa donc cela, ne frémit pas spécialement de la soudaine violence nécessaire à sa libération. Il ne la tenait pas non plus pour acquise. C’était juste une emprise. Une prise faite pour être rompue. Relâchée. Il posa son regard sur son visage bas, jusqu’à ce qu’elle le relève. Après coup, elle revenait lentement.

« La philosophie n’est pas faite pour rester enfermée dans des livres, ni pour tourner en rond. »

Commenta t-il. Lui-même était persuadé de l’importance de vivre en accord avec sa vision des choses, en harmonie avec soi-même et le monde. Que l’humanité ait transformé la vie en une absurdité n’empêchait pas d’essayer de l’aimer. Simplement, il fallait trouver le bon dosage pour éviter le burn-out. Apprendre à vivre est une des conditions les plus essentielles – et pourtant les plus méprisées – de l’existence.

« Tant mieux si tu te sens concernée. Ca fera déjà ça de moins à te faire comprendre. »

Dit-il en tournant finalement les talents. Contournant la table, il revint à sa place. Mais ce n’était pas pour s’asseoir. Au contraire, il prenait sa sacoche, la passait à son épaule, et regardait la fillette.

« Je n’ai rien à t’apprendre. Juste des pensées à partager avec toi. Et peut-être, si jamais tu t’y intéresse, te montrerai-je quelques ficelles pour dénouer un peu la vie devant toi. »

C’était tout. Après tout, il n’avait pas la prétention de s’autoproclamer philosophe. Le titre était à la fois trop audacieux – et finalement bien trop décrié de nos jours – pour avoir une véritable signification. Donovan n’était pas un penseur non plus. Pas davantage qu’un grand esprit ou un enseignant de talent. Il avait juste sa méthode. C’est tout ce que pouvait apprendre l’art de la réflexion dorénavant. Donner des clés pour - non pas réussir, comme le prétendaient bien des pseudo-sciences – voir le monde tel qu’il est et tâcher de trouver sa place. La philo, c’est une pelle. Et elle n’est pas là pour creuser une tombe. Elle sert à déblayer le terrain.

« J’aimerais fumer sur le chemin du retour. Et je ne vais pas t’imposer de venir chez moi, ni de me suivre. »

Pour cette fois-ci, ce pourrait bien être tout. Il n’allait pas la monopoliser davantage, si le devoir l’appelait ailleurs.


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Sam 3 Oct - 21:05

Kleio le suivit du regard alors qu'il ramassait ses effets. Elle ne s'attendait pas à ce que le cours privé se termine de façon aussi abrupte. D'autant plus qu'elle avait l'impression de ne pas être encore totalement passée à travers le sujet. C'est peut-être lorsqu'il lui disait qu'il ne lui imposerait pas des choses que la rose eut une réaction un peu impulsive. Elle fit quelques pas vers lui et fronça un peu les sourcils de détermination : « Je peux au moins vous accompagner dehors. »

Elle saisit son sac et le posa contre son épaule en se mettant en route vers la sortie, mais avant de pousser la porte elle attendit un peu et regarda l'homme à nouveau. Il y avait toute sorte de choses que sa présence lui évoquait, mais en repassant un peu en revue le sujet qu'ils avaient abordés plus tôt elle s'entendit dire : « Qu'est-ce qui vous a convaincu de devenir professeur d'une telle matière ? Vous avez plutôt l'air d'un militaire. »
Elle ne connaissait rien de lui alors elle se risquait à l'interroger. Bien sûr, elle n'aurait aucun ressentiment s'il refusait de lui répondre, mais comme Kleio savait avoir le droit de parler, elle faisait le choix de s'en moquer. Elle se mit en route, replaçant son sac contre son épaule, et sentit son nez picoter.

Soudain, un éternuement, et un soupir de sa part. L'automne allait certainement avoir raison d'elle encore une fois. « Je vais encore tomber malade ... » Elle n'avait pas le temps de fouiller dans son sac alors elle se dit qu'elle pourrait toujours le faire une fois dehors quand ils ne seraient plus en mouvement. Kleio était tellement perdue dans ses pensées qu'elle faillit percuter Donovan, l'évitant de justesse en se retrouvant le dos contre le mur. Elle rougit et se remit en marche en serrant ses effets contre elle. Quelle maladroite elle faisait. Comme si par hasard elle ne possédait plus ces capacités extraordinaires de gymnaste qui la rendaient célèbre au cirque.


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Dim 4 Oct - 14:18


Donovan était en train de se dire que si, après tout, il pouvait très bien l’obliger à le suivre jusque chez lui. Plus ou moins, en tout cas. Il avait l’ascendant sur elle et un droit tout naturel – qu’il s’était octroyé - depuis qu’elle avait séché son cours. Aussi, il arriverait très bien à jouer de son imposante stature et d’une voix menaçante, s’il le fallait, pour l’attirer dans son antre. D’ailleurs, il pouvait très bien le lui dire, dès maintenant. Sauf qu’à l’écouter, il se dit qu’il faudrait patienter pour cela. Au lieu de reprendre, donc, il se consacra à une rapide étude de cette petite étudiante en la zyeutant de la tête aux pieds. Et détaillant son visage, il se décida à la suivre peu de temps après.

Il avait effectivement sorti ses mots de sorte qu’elle prenne l’initiative de venir à sa suite. Mais si elle pouvait ouvrir la route, c’était très bien aussi.

« D’un militaire… »

Commenta t-il lentement, se plongeant brièvement dans quelques réflexions, tout en marchant. Elle avait à peu près vu juste et c’était quelque peu déplacé de sa part d’y être ainsi parvenu. Cependant, il n’ajouta rien pendant les secondes à venir. Pas après pas, il se joignait à elle dans le couloir.

« J’aurais préféré être gratifié d’un air de maître du monde, ou quelque chose de la sorte, mais bon… »

Sourit-il légèrement. La laissant s’esquiver pour ne pas qu’ils s’entrechoquent, il croisa son regard et reprit sans hausser le ton.

« À quoi devrais-je dire que tu ressembles, hein ? À une gamine qui me paraît tout à fait perdue, sans attaches et sans repaires dans ce pensionnat ? Ou peut-être plutôt à une jeune fille qui a l’air plus faite pour se trouver une passion en dehors des études que pour rester enfermée ici ? »

Quelques petites questions et il continua de marcher. D’ajoutant rien quant à son éternuement, il comptait juste gagner la sortie et pouvoir allumer le cigare coincé ; tantôt entre ses dents, tantôt entre ses doigts.

« J’ai dû être dans l’armée à une certaine période de mon existence. Mais c’était il y a bien longtemps et à des milliers de kilomètres d’ici. »

Constata le grand brun en regardant devant lui, comme s’il jetait ces paroles en l’air. Pour, après lui avoir laissé le temps d’assimiler cela – puisqu’il en avait dit un peu sans en dire trop – il posa de nouveau les yeux sur elle.

« Pour ce qui est de la philosophie… pour peu que l’on ait un esprit ouvert – ce qui n’est pas forcément chose courante dans la grande masse laborieuse – il s’avère que pouvoir réfléchir est un don précieux, et que savoir transmettre cet art est un peu comme… devenir un élément important du monde. »

Il brodait sûrement un peu, mais qu’importe. La porte de sortie était là, à quelques mètres d’eux.

« Je me vois sans doute comme une sorte de marchand d’armes, tu vois. Je distille aux étudiants les moyens de se protéger contre l’écrasante force de la société et de pouvoir lutter sans crainte. »

Là, devant la porte, il s’arrêta pour observer la jeune fille et se demander si elle était assez vêtue. Lentement, il l’ouvrit.

« J’imagine que tu ne comptes pas venir à mon prochain cours et que si je revois mon jugement pour t’entraîner hors de l’école, j’essuierai ton refus. »

Finit-il par dire, sur le point de franchir l’ouverture.


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Lun 5 Oct - 17:11

Kleio ne savait jamais exactement comment prendre les mots de son professeur, mais lorsqu'il prononça cette remarque sur le maître du monde alors la rose tourna la tête vers l'homme à s'en faire un torticoli et l'observa d'un air naïf. Comme si elle croyait vraiment qu'il aurait préféré un attribut aussi reluisant.
Dans tous les cas, comme elle était restée un moment contre le mur, elle eut le loisir d'écouter ses mots concernant sa présence à l'institut et l'image qu'elle dégageait. En quelque sorte, il avait bien réussit à la comprendre, et cela l'étonna bien davantage qu'elle ne choisit de le démontrer. Kleio détourna un peu le regard en enroulant une mèche de cheveux autour de son index. « Ou peut-être un peu des deux ... » conclut-elle d'un murmure.

Une fois qu'ils se furent remit en marche alors Kleio suivit du regard le chemin que parcourait le cigare. Elle se demandait quel effet ça faisait. En tout cas, l'odeur n'était pas bonne une fois allumé, elle avait déjà sentit ça. Son père en fumait à l'occasion. Étant donné qu'il venait de lui donner une information plutôt fragmentaire sur l'armée alors elle pencha la tête sur le côté d'un air pensif et le laissa monologuer sur la Philosophie. La finale la toucha sans qu'elle ne sache réellement pourquoi. « J'aime l'art. » dit-elle sans vraiment s'étaler sur le sujet. Il était en train de pousser la porte lorsqu'il lui parla de ce qu'il comptait offrir à ses élèves. Kleio eut un sourire qu'elle n'arrivait pas à réprimer : « Encore faut-il que ces gens sachent se servir de ces armes. » Elle se sentit concernée par sa propre remarque et tandis qu'il se faisait des idées sur sa réponse alors Kleio réfléchit un peu. Elle ne sortait jamais de l'institut, à dire vrai, parce qu'elle avait peur, mais un lien de confiance était doucement en train de se tisser entre-eux alors peut-être devrait-elle oser ?
La peur était toujours là, mais à force de mordiller l'intérieur de sa joue, elle finit par répondre : « Je ... je peux bien vous accompagner. »

Elle ouvrit de grands yeux. Comme choquée de sa propre étourderie. « Euh ... si je ne dérange pas, évidemment, je ne veux pas déranger. Enfin, je dérange déjà. » dit-elle en fixant le sol tellement qu'elle était elle-même en train de pousser la porte qu'il n'avait pas encore ouverte pour sortir dehors. Mais sur le pas de la porte elle remarqua le paquet d'allumettes et le saisit en lui tendant. « Vous l'avez fait tomber je crois. »


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Lun 5 Oct - 20:11


Le grand brun se trouvait en drôle de compagnie. Cette petite demoiselle à la chevelure rose avait de quoi sortir de l’ordinaire, en y regardant bien. Elle était tout à fait le genre de rencontre que Donovan ne pouvait oublier. Fragile, calme, attentive, apte à écouter et répondre. Kleio avait ce petit quelque chose qui rendait le professeur plus serein encore que d’habitude. Sans savoir s’il s’agissait de son allure ou d’autre chose, il se bornait donc simplement à la prendre comme elle était, dans son ensemble. Et c’est ce tout qui l’amusait autant qu’il l’intriguait.

« Oh. »

Répondit simplement l’homme, en tendant la main pour saisir la boîte d’allumette entre ses doigts. Il n’avait trouvé que dire aux mots de la jeune fille concernant son invitation. Certes, il s’agissait plus ou moins d’un test et il se doutait que ce ne serait une partie acquise. Néanmoins, il n’avait visiblement pas rencontré chez elle de véritable obstruction, sinon une sorte de crainte de mal faire qui n’avait attrait à sa propre décision. La jeune grecque avait accepté. Elle doutait juste de s’y prendre comme il se doit.

« Merci. »

C’était un mot, à la fois pour ce qu’elle lui rendait, et pour son accord de l’accompagner. Il n’était pas tard et le weekend débutait à peine. Mais dans sa tête, une sorte de plan assez vague se mettait en place. Ainsi, il poussa la porte pour lui permettre de sortir à ses côtés et fit bientôt quelques pas dehors. Il en profita pour réchauffer le bout de son cigare, s’apprêtant à l’allumer peu à peu.

« Tu aimes l’art. C’est un sujet bien vaste. Et vague. »

Concentré sur son cigare, il ne la regardait pas. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’était pas attentif et qu’il ne prêtait l’oreille à cette gamine. Au contraire. Tournant les yeux vers elle, il reprit :

« Et comme tu t’en doutes, je n’y connais pas grand-chose. La théorie, ça je peux t’en parler. Le concept. Mais l’Art en lui-même… »

L’enseignant se mit à marcher et, après une pause de quelques secondes où il chauffa encore son cigare pour en voir le bout rougir, il choisit la destination qui le ferait quitter les lieux.

« L’Art, c’est sortir de la normalité. Tout comme tu t’apprêtes à le faire avec cet établissement en franchissant le portail. »

Une analogie qu’il savait n’être pas spécialement mal trouvée. Une élève comme elle, de son statut, devait certainement être du genre à vivre en ces lieux un soir comme celui-ci. Mais en sortant, elle romprait cette sorte de monotonie dans lequel l’être humain aime à s’engoncer. Elle inventerait quelque chose de neuf en rompant avec le présent.

« Le mien, d’art, il consiste simplement à trouver le discours qui conviendra aux circonstances. À bien choisir les mots et à les aligner comme il faut. Tu vois ? »

Un coup d’œil en arrière. Là était la cours. Et au bout de celle-ci, la sortie pour ailleurs. Celle qu’avaient empruntés quantité d’élèves en cette fin de semaine. À l’exception de ceux qui dormaient là. Qui logeaient là. Qui vivaient là, finalement.



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Mer 7 Oct - 19:14

Kleio décida de laisser de côté ses appréhensions et de se laisser aller pour une fois. Elle n'avait pas envie de souffrir à nouveau, mais rien n'indiquait que ce serait le cas, et cet homme qu'elle ne connaissait pas lui rappelait un peu la dynamique des employés du cirque. Ils étaient tous plus âgés qu'elle et elle parvenait tout de même à tisser des liens avec eux malgré la différence d'âge et l'expérience de vie. Une fois dehors, la jeune rose eut un petit frisson, tenant son sac pour en extirper un pull qu'elle enfila maladroitement en passant à deux doigts de frapper son professeur avec l'un de ses bras en mouvement. Mais elle n'en eut jamais réellement conscience. Donovan s'était campé dans un monologue sur l'art et paraissait aussi vouloir lui faire comprendre quel était le talent qu'il se targuait d'avoir. Aussitôt, l'étudiante eut un hochement de tête, car elle était d'accord sur ce point.

« C'est vrai. Vous vous débrouillez avec les mots bien mieux que je ne le ferai jamais. » La demoiselle examina une dernière fois le parc et franchit le portail en ayant l'impression de se retrouver dans l'inconnu pour une fois, mais elle n'en était pas effrayée. En vrai, elle était juste sincèrement curieuse de connaître ce qui se passerait. « Je ne sais pas ce que l'art représente pour les autres, mais pour moi c'est un peu comme une manière de m'exprimer ... une manière plus facile que de parler. » Elle marqua une pause en tournant la tête vers son professeur et ajouta : « Ça et bouger. Je parle avec mes gestes. Vous l'avez déjà fait ? » Elle marqua une pause en se demandant si elle irait aussi loin dans ses interrogations. L'air frais lui rosissait les joues et elle ne savait plus trop où se diriger alors elle se mit à marcher un tout petit peu derrière lui pour qu'il la guide. « Vous savez danser ? » Cette pensée la fit sourire un tout petit peu. Comme si le professeur de philosophie ne pouvait pas vraiment être vu en train de s'amuser. Comme si cette image était incongrue voire impossible.

Ses yeux pétillaient.
Un peu.


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Mer 7 Oct - 20:08


Ils marchaient lentement. Donovan n’avait que très peu prêté attention à cet enfilage de pull pour le moins preste et chaotique. Penchant la tête en constatant simplement l’ampleur des mouvements de la demoiselle, il n’y songea de nouveau qu’en l’entendant parler de ces gestes. Parler avec, hein…

Observant plus ou moins la petite, il s’aperçu qu’elle restait à peu près dans son dos, lui laissant l’avantage de guider. Aussi, n’allant pas trop vite, il fumait tout en prenant le temps de répondre. La parole est d’argent, le silence est d’or, parait-il.

« Haha, si je sais danser ? »

Répondit-il quelques instants après la question, recrachant une longue brume dans le soleil couchant.
Patiemment, se passant une main dans la chevelure, regardant autour de lui, il oublia vite l’établissement et prit la route de son chez lui sur Okinawa.

« J’imagine, oui. Mais pour ce qui est de parler par les gestes… cela doit arriver. Dans certaines circonstances. »

Se laissant aller à penser, il se remémora la guerre, l’amour, la vie, les évènements et bien des choses qu’il avait vécues, qui jalonnaient son expérience. Souriant légèrement à cela, il emprunta néanmoins le trottoir qui longeait le boulevard avec une attitude ne montrant ni de plaisir à la réminiscence, ni de mécontentement.

« Me montrerais-tu ? Plus tard, peut-être. Tu as probablement une façon de faire qui vaut le coup d’œil. »

Dit-il en jetant un regard vers elle. Détaillant un moment son visage, puis cette allure qui lui était propre, il ne ralentit pas son avancée et se consacra de nouveau au décor. Par chance, il ne vivait qu’à une dizaine de minutes de marche du pensionnat, ce qui éviterait à la jeune fille de prendre froid et créerait de nouvelles conditions d’échange. Sa marche du soir n’était jamais très productive. L’envie de quitter son lieu de travail primait sur toute autre pensée possible. Et cette fois, accompagné, il ne pouvait qu’être partagé.

« D’où viens-tu, Kleio ? »

Il ne lui avait jamais demandé et n’en savait rien. Mais à cet instant, la question lui avait paru bien plus pertinente qu’aucune autre. Ainsi, il la zyeuta encore une fraction de secondes – comme pour certifier que l’interrogation venait bien de lui. Puis, regardant l’heure sur sa montre, il prit de nouveau le cigare entre ses dents.
Les mètres défilaient sous leurs pas, avec une indifférence certaine. Au loin, la plage, la côte, la mer. La ville en contrebas offrait une vue agréable, participant au parfum original de cette île. Mais que diable venait faire ici une gamine comme elle ? Apercevant sa chevelure rose du coin de l’œil, il la regarda de nouveau en souriant, retirant son cigare.

« Qu’est-ce que tu envisages de faire, à la place de mes cours ? »

La question était lâchée. Il se voyait bien lui proposer des alternatives. Mais c’était à elle de s’exprimer. Un tant soit peu.


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Jeu 8 Oct - 21:35

Kleio parut tout de suite illuminée à l'idée d'en savoir un peu plus sur le mystérieux professeur. Ceci dit, quand il évoqua ses propres paroles de façon un peu abstraite, elle se sentit faire une moue. Légère, mais une moue tout de même. Les yeux accrochés à la rapidité dont faisait preuve les voitures pour traverser les rues achalandées, elle sentit son buste sursauter à la question qu'il venait de lui poser. Il posa le regard sur elle et elle soutint le sien en paraissant soudainement couverte d'un voile de gêne. « Je ... » Quoi dire ? « Je ne suis pas experte en danse si c'est ce dont vous parlez. Je ... » Est-ce qu'elle pouvait lui parler de choses pareilles ? « Vous avez déjà visité le cirque de la ville ? » C'était un cirque nomade, mais il revenait chaque année au même endroit durant l'été et jusqu'à la fin de l'automne.

La rose avait la vive impression qu'ils se rapprochaient de plus en plus de la destination. Elle se demandait de quoi avait l'air le lieu de résidence de cet homme, s'il s'agissait d'une maison ou plutôt d'un appartement. C'est avec un air un peu lunatique qu'elle répondit à sa question lorsqu'il lui demanda d'où elle venait. Kleio ne savait pas si c'était plus vaste que son lieu de naissance ou sa famille, mais elle décida de répondre ce qu'elle croyait être juste : « Ma mère est née à Patras. C'est une ville située tout au nord de la péninsule de Péloponnèse. Mon père et elle se sont rencontrés là-bas. » Elle haussa doucement les épaules. « Quand j'étais petite mon père a eut un grave accident. Il a perdu la vue et ma mère et lui ont décidé d'emménager au Japon. » Elle reporta son attention sur l'homme comme il lui demandait ce qu'elle envisageait de faire à la place des cours. « Je n'en sais rien. » C'était tellement fade comme réponse. Elle se sentit rougir. Il paraissait détendu maintenant que le cours privé était terminé.

« Je ne sais rien faire d'autre que ... » Elle se tut. Est-ce qu'elle allait se résoudre à expliquer ? « ... la gymnastique. » Les matières, quelles qu'elles soient, ne l'intéressaient guère. Tout comme l'avenir. Kleio marqua une pause et remarqua une pièce sur le sol alors elle se pencha pour la ramasser, la retourna dans l'autre sens et la posa à nouveau sur le bitume. Un sourire se traça de façon momentanée sur ses lèvres, et elle reprit sa route. Juste comme ça.


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Sam 10 Oct - 9:25


Le naturel tendait à s’installer, petit à petit. Donovan, dans son habitude à rejoindre son logement sans réfléchir, n’avait fait que suivre l’instinct de sa marche, en pouvant tout à fait se concentrer sur Kleio. Et de fil en aiguille, il avait un peu mieux dessiné le contour de sa personnalité, tout en évoluant tant bien que mal vers son chez lui. Là, un immeuble de cinq étages était à portée de vue. Ils y seraient dans une poignée de minutes. Moins que ça, peut-être. L’homme habitait tout en haut.

Néanmoins, il du prendre le temps d’observer encore la jeune grecque, et ses yeux se plissèrent à plusieurs reprises. Un soupçon d’étonnement et de questions jaillissant du néant. Elle avait le don pour faire naître idées et sources d’amusement. Sans le vouloir, peut-être, mais qu’y pouvait-elle. Cela ne la rendait-elle pas plus délicieuse à côtoyer ? Une jeune fille semblant si pure, qui avançait vers l’inconnu. Et elle avait choisi de le suivre.

« A vrai dire, je ne côtoie pas spécialement ce genre d’endroit. »

Il comprenait tout à fait d’où elle devait venir, ayant une carte mentale en tête, et il put se représenter un peu le genre d’enfance qu’elle avait eu en visualisant tous les détails qu’elle ajoutait. Sans doute avait-elle été chouchouté, malgré des moyens peut-être limités de ses parents. Ce devait être une gamine aimée. Elle devait se réaliser, d’une manière ou d’une autre, dans ce pays broyeur d’avenirs et de rêves. Tout n’était pas perdu. Le grand brun garda le regard vaguement plissé en la scrutant un moment.

« De quel genre de… gymnastique, parles-tu ? »

Sa question était somme toute un peu provocante et déplacée, pour quiconque la lirait à sa manière. Mais quel mal y avait-il à l’énoncer ainsi ? Donovan se prit à imaginer Kleio se contortionnant, de bien des façons possibles, et trouva cela plus que crédible. Ce petit corps devait être à manipuler avec précaution, mais offrait certainement une allure et une souplesse peu commune. Haussant mentalement les épaules, il baissa les yeux sur sa poche, dont il sortit ses clés.

Devant eux, l’immeuble de bonne taille se trouvait. Le regard du professeur montant jusqu’à l’étage qu’il habitait intégralement, il revint à ses pensées pour ouvrir le sas d’entrée.
Mais alors qu’il aurait pu poursuivre la conversation ou tâcher de donner un semblant d’assurance, voire de réconfort, à cette demoiselle qui allait vers l’inconnu, l’étranger demeura silencieux.
Il se contenta de la laisser franchir le seuil, relâchant la porte ensuite, et l’invita à prendre l’ascenseur.

Donovan disposait d’un appartement tout à fait confortable, spacieux, très bien pourvu, avec suffisamment de pièces et d’équipement pour y vivre sans souci. De plus, avec son grand balcon, il avait une vue imprenable sur la baie de l’île. L’immeuble dominait plus ou moins le panorama du quartier et c’était tout ce qu’il voulait. Rien ne l’entravait, ici.

Bientôt, le tchèque allait sortir de l’ascenseur, mettre sa clé dans la serrure et laisser Kleio entrer. Elle ferait ce qu’elle voudrait. Visiter. Hésiter. Demeurer figée et silencieuse, ou enthousiaste et curieuse. Qu’importe. Lui poserait ses affaires et irait ouvrir la baie vitrée pour regarder dehors. Le soleil couchant et le repos bien mérité.




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Kleio Loverdos
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Sam 10 Oct - 18:05

L'allusion à la dynamique du corps la fit instantanément rougir. Elle n'avait aucune envie d'être considérée telle une perverse ; ce qu'elle était bien loin d'être, en fait. Mais comme le mal était déjà fait et que la question en demeurait une alors elle lui répondit : « Le genre de gymnastique en représentation dans un cirque. » Elle n'eut qu'à le suivre sagement jusqu'à l’ascenseur. Toute sorte de choses lui revenaient en tête, mais c'est en fermant les yeux qu'elle croyait être en mesure de les effacer de son esprit. Kleio ne tenait réellement pas à subir une telle crainte là où elle se trouvait. D'autant plus qu'il n'y avait rien à craindre... n'est-ce pas ? Elle reconnut le moment de se remettre à marcher lorsque le bruit de l’ascenseur se fit entendre. Elle le regarda déverrouiller et entra dans l'appartement en examinant les lieux. Les mains jointes, elle jouait avec ses doigts, ne sachant plus où se mettre. La sensation lorsque l'on arrivait pour la première fois chez quelqu'un était sans doute très souvent la même.

Ceci dit, comme l'homme vaquait à ses occupations sans avoir donné l'impression de vouloir qu'elle attende, elle finit par retirer ses bottes et déposer son sac sur un crochet au mur. Elle rangea soigneusement le tout dans un coin pour prendre le moins d'espace possible et s'approcha précautionneusement du canapé le plus près afin de s'y asseoir. Elle ne semblait pas avoir envie de visiter. Elle semblait même ne pas avoir envie de bouger du tout. Par contre, elle tourna la tête vers son professeur, intriguée par ce qu'il faisait. Une question lui brûlait la langue, mais elle ne savait pas si elle avait le droit de la poser. Ah et puis zut.

« Et vous ... d'où venez-vous professeur ? »
Elle posa ses genoux sur le canapé et croisa les bras contre le dossier, le ventre contre celui-ci, tout en ayant le loisir d'examiner les meubles et le décor. Cela semblait être un endroit épuré, mais Kleio ne pouvait s'empêcher de regarder ici-et-là à la recherche d'une photographie ou d'un objet qui définirait une humanité chez le professeur... pas qu'elle le voyait comme un monstre, mais ne devait-il pas être bien plus qu'un synonyme d'autorité ? Kleio réalisa la présence d'une bougie sur la table et d'une boîte d'allumettes qu'elle saisit. Elle se pencha et alluma la bougie en paraissant ravie. « Ça sent bon. » souffla-t-elle en secouant l'allumette craquée. L'odeur envahit tout de suite le salon.


─ Lovely ─


Set me free your heaven's a lie set me free with you love Dolefully desired Destiny of a lie
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Donovan Radko
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01/09/2015

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Mar 13 Oct - 9:20


Une fois chez lui, Donovan était un autre homme. Non pas qu’il ait remis en cause ses principes - bien au contraire – mais tout l’espace n’était plus que le reflet de sa personnalité. Un genre de strict minimalisme qui n’offrait aucune résistance à la pureté, sans choses inutiles aucune. Et puis quelque chose de plus profond, en fin de compte. Une absence de luxe compensée par l’efficacité et la possibilité de voir bien plus loin. Tout était organisé, pensé, ordonné comme il le fallait. Puisqu’aucun détail ne trainait – mais que l’homme savait où trouver chaque élément – il ne manquait de rien et ne laissait rien paraitre. En fin de compte, cet appartement aurait pu être un lieu de travail, voire même un vaisseau spatial. C’était son monde à lieu. Il y évoluait dans la plus grande et noble simplicité. Le blanc propre des murs – tapissé uniquement de quelques tableaux artistiques – s’alliait très bien à la décoration fort modeste. Près du large téléviseur à écran plat, une photo de sa fille trônait. Sur le meuble près de l’entrée, une autre où ils figuraient tous deux. Et ce devait être tout, pour la partie visible. Une seule et dernière photographie de sa fille restait sur sa table de chevet. Il n’avait pas vraiment d’autre femme dans sa vie. Et puis, vu l’âge de son enfant, il pourrait peut-être penser à ne plus démontrer autant son admiration. Mais bon. Elle était son seul trésor.

« D’où je viens ? »

Répondit-il enfin par une question, en rentrant et refermant la fenêtre du balcon derrière lui. Regardant bientôt Kleio, il l’observa un moment avant de passer devant elle pour se diriger vers la cuisine. Seul un bar la séparait du grand salon.

« D’Europe. Centrale, plus précisément. République Tchèque. Et des Etats-Unis, également. »

S’affairant dans les placards, il sortit une bouteille de vodka qu’il inspecta avant de regarder la jeune fille. Buvait-elle ? Saisissant deux verres, il revint vers la table basse du salon, face à l’étudiante, et les posa dessus.

« Mais je connais ton pays pour y avoir séjourné. Tu n’étais peut-être pas encore née. Ou tout juste. »

Longuement, son regard se planta dans les yeux de la jeune fille, comme pour étudier sa réaction. Mais au lieu de cela, il lui désigna bientôt la bouteille.

« Bois-tu ? Cela ou autre chose ? »

En tant qu’hôte, Donovan savait se plier aux désirs de ses invités. En réalité, le devoir de bien recevoir était l’un de ceux qu’il avait le mieux ancré dans sa personne. Il n’avait pas de visite tous les jours, ni non plus toutes les semaines, mais jamais il n’avait laissé repartir quelqu’un – ou quelqu’une – sans qu’il ne fut satisfait.

« J’ai un peu de tout. »

Commenta t-il, se redressant en tournant la tête vers la cuisine, attendant une réponse de la fille aux cheveux roses. Puis, songeant à ce qu’elle avait dit plus tôt en évoquant le cirque, il se remémora qu’elle y était peut-être liée. Alors cela le plongea dans une légère réflexion, et une observation plus intense encore de ce petit morceau de gymnaste.

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